films drag queen
Culture & lifestyle

3 films à base de drag queens pour voir la vie côté paillettes

Depuis l’arrivée de RuPaul’s Drag race, je nourris une tendresse toute particulière pour les drag queens, ces personnages hauts en couleurs et fabuleux. Si bien que je me suis constitué une petite vidéothèque à leur sujet, qui commence évidemment par les classiques Paris is burning et Priscilla folle du désert.

 

Toutefois, je pense que pour introduire ce thème aux curieux non-initiés, les comédies aux références plus contemporaines paraîtront plus séduisantes. De plus, ces quelques morceaux choisis se révèlent un peu moins connus du grand public. Une belle occasion d’en faire la promotion. Puis, avantage non négligeable, ces trois films sont faciles d’accès, car disponibles sur Netflix.

 

Kinky boots

Kinky boots (Julian Jarold – 2005)

On commence par l’exemple le plus mainstream. Tiré d’une histoire vraie, Kinky Boots raconte l’histoire de Charlie Price, héritier d’une fabrique de chaussures en cuir en grande difficulté financière. Un soir, alors qu’il se promène dans les rues de Londres, il fait la connaissance de Lola. Celle-ci se trouve malmenée par des noctambules éméchés. Et dans la pagaille, elle casse le talon de sa chaussure. Plus tard, en sereine compagnie de Charlie, elle explique que ses chaussures se brisent souvent, car elles ne sont pas adaptées à la morphologie masculine. Vous l’aurez deviné : Charlie va l’embaucher comme consultante afin de créer une gamme de chaussures spécialement pour les drag queens, et ainsi redresser son entreprise. Choc des cultures, etc, etc.

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120 battements par minute
Culture & lifestyle

120 Battements par minute : entre sida, rage de vivre et amour fou

Grand prix du jury à Cannes, 120 battements par minute de Robin Campillo a fait sensation sur la croisette. Sorti le mercredi 23 août, le film retrace le combat des militants d’Act Up, association de malades séropositifs. Un organisme qui sert de toile de fond à l’histoire d’amour de Nathan et Sean, brisée par la maladie.

 

Paris, dans les années 90. L’épidémie du Sida fait des ravages. Les traitements manquent, la recherche tourne en rond et la prévention fait cruellement défaut à l’ensemble de la société. Le scandale du sang contaminé commence tout juste à éveiller les esprits. C’est dans ce contexte que les militants d’Act up se battent au nom des communautés LGBT+ pour tenter d’endiguer l’épidémie, mais aussi pour apporter soutien et information aux malades. Et c’est dans ce même contexte que Nathan, séronégatif, s’engage auprès des bénévoles. Il va rencontrer Sean, séropositif hyper-activiste, jeté à corps perdu dans cette cause.

120 battements par minute

Ce qui frappe d’entrée de jeu , c’est qu’on oublierait presque que l’action se déroule dans les années 90 sous Mitterrand, tant l’actualité du propos demeure. Certes, en France de nos jours, on meurt beaucoup moins du Sida. Toutefois, les trithérapies en vigueur restent des traitements lourds, à la posologie contraignante, et qui ne permettent toujours pas de guérir. Certains ont la sensation de vivre avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Il en va de même pour les clichés, traités avec justesse dans le film : le Sida comme affaire de PD, la méconnaissance des modes de transmission.

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