J'ai détesté être une enfant
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J’ai détesté être une enfant, et vous savez quoi ? Ce n’est vraiment pas la mer à boire

Pour beaucoup, l’enfance est un souvenir doux, chaud et rassurant. Ce n’est pas mon cas. Mon enfance ne répond pas pour autant à la définition de l’enfer. Loin de moi cette idée. Néanmoins, je préfère largement être une grande fille. N’en déplaise au reste du monde.

Je n’ai pas vécu une enfance difficile. Au contraire, j’ai deux parents aimants, qui m’ont choyée, gâtée et élevée dans une douce maisonnée. Tout pour être heureuse. Et pourtant, j’étais une enfant frustrée et triste. C’est peut-être une maladie inhérente aux enfants uniques, égocentriques et nombrilistes. Mais j’ai cessé de me sentir coupable. Je suis quelqu’un d’égoïste et d’impatient. Telle est ma nature. Comme tout le monde, j’ai des défauts. Mais je me soigne et j’imagine que le reconnaître fait partie du processus d’assainissement. Néanmoins, petite, la sagesse de l’expérience ne m’avait pas encore touchée de sa grâce. Alors, ma frustration et mon impatience étaient des poids que je traînais comme un boulet à ma cheville.

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Moi, 5 ans, devant mon bol d’Apple Mini’s.

Je fais partie de la génération Lolita. Ces petites filles qui ont grandi avec un référentiel pop ambiguë, entre Britney, Alizée et Lorie. Des vedettes à l’image vertueuse, mais pourtant ultra sexualisée, jouant sur la gamme de l’ambivalence. Je voulais être elles. Jouer à imiter leurs chorégraphies dans la cour de récré ne m’amusait pas. Je ressentais le besoin irrépressible d’être grande, tout de suite, maintenant. Une jolie blonde sexy, mince et couronnée de succès. S’il y avait eu un bouton pour sauter directement de mes 7 à mes 19 ans, j’aurais appuyé tout de suite dessus, sans hésiter une seule seconde. Or, j’étais une gamine boulotte, laide et un peu gauche. Et il fallait que je fasse avec. Ce qui m’agaçait au plus haut point.

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Disneyland Paris
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Je vais à Disney, Disney, Dis-ney, DISNEEEEYYYY ! Histoire d’un caprice d’adulte

J’ai été une enfant pourrie gâtée. Ce que je voulais, je l’avais. Au prix parfois de quelques bonnes notes ou d’une bise humide à ma grande tante. Néanmoins, mes parents ne m’ont emmenée qu’une seule fois à Disneyland. Mon séjour enchanté, j’ai économisé pour me l’offrir. À 26 ans.

 

Cela fait partie du caractère raisonnable et raisonné de ma chère maman. Nous étions allés à Disneyland une fois, en 1997. Et bien que l’expérience lui ait plu au point de verser quelques larmes dans It’s a small world, je crois que son inconscient lui intimait qu’investir à nouveau dans la visite du même parc d’attractions n’était pas nécessaire. J’aurais bien pu supplier mon père à genoux. Si ça ne tenait qu’à lui, nous aurions embarqué pour Marne-la-Vallée à chaque fois que l’envie nous titillait. Seulement, chez nous, les hommes ne gèrent pas les comptes. Et fort heureusement. Sinon, un Iron man géant accueillerait les visiteurs devant la maison de mes parents – entres autres fantaisies paternelles.

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Mon père en possession du budget familial.

Ne vous méprenez point, chers lecteurs. N’allez pas vous imaginer que ma mère serait du genre à tendre sadiquement un ours en peluche devant un enfant sans jamais le lui donner. Non. Comme je le disais plus haut, j’ai toujours eu tout ce que je voulais. Sauf Salem le chat de Sabrina et des allers-retours à Disneyland Paris. Néanmoins, ma collection de 196 Barbie (oui, pap’s a compté) valait bien ces sacrifices. Or, il n’existe pas de personne plus désireuse que celle qui a déjà tout. J’ai nourri une profonde frustration à l’égard de ces deux objets de désir. Jusqu’au jour où je décidai qu’il me fallait combler ce vide immense. C’est pourquoi j’entrepris de taper « Salem speaking plush » sur Ebay.

Salem le chat, peluche Sabrina l'apprentie sorcière
Un jour, il sera mien. Oh, oui…

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