rhume
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Comment un rhume inoportun m’a empêchée d’écrire cet article

Mercredi, je me suis réveillée un peu frissonnante, avec un léger mal de gorge. Juste un coup de froid, rien de dramatique. Jeudi, je me lève au plus mal et rejoindre mon bureau devient une torture. Je décide donc de filer chez le médecin. Vendredi, je me trouve en arrêt maladie.

 

Ainsi, me voilà devant mon ordinateur prête à écrire mon prochain article sur Disneyland. Autant mettre à profit ce temps de repos qu’on m’a assigné. Sauf que. L’inspiration ne vient pas. J’ai atrocement sommeil. Puis, la tête lourde, le nez bouché et les oreilles en souffrance. Je ne vous parle même pas des courbatures… Je me revois dans le cabinet du médecin. « Dites, je trouve ça un peu court comme délais de guérison. Vous pourriez pas me mettre de repos lundi aussi ? Allez, siouplé ! » J’eus beau m’apitoyer devant la doctoresse, elle m’adressa un « non » catégorique.

Non GIF

Le problème quand votre médecin de famille vous suit depuis vos 3 ans, c’est qu’il devient un peu comme vos parents. Habitué, il ne cède plus à vos caprices. Or, le simple fait de respirer suscite actuellement une vive douleur dans ma poitrine. Je n’aurais donc certainement pas craché sur une minuscule journée de repos supplémentaire. Mais non, je devrais me résoudre à me rendre au bureau en rampant lundi matin. En espérant que mon dernier souffle viendra soulager la masse douloureuse qu’est désormais devenu mon corps. J’exagère ? À peine.

GIF mort

J’en suis là de mes élucubrations lorsque je m’aperçois que vingt minutes sont déjà passées et que je n’ai toujours rien écrit. Mais j’ai tellement mal à la nuque… Allez, un petit thé dans ma jolie tasse rose bonbon Minnie ne pourra pas me faire de mal. Ma plume y trouvera peut-être l’élan nécessaire à la rédaction de ce fichu article. Cependant, j’ai un peu de mal à choisir parmi mes infusions Yogi tea. L’idéal serait Défenses naturelles ou Réconfort de la gorge, mais je n’en ai plus. Un Classic au gingembre, alors ? Mouais, pas envie. Detox ? Mauvaise idée. Rooibos ? Je passe. Rose ? Va pour rose. Et c’est ainsi que je perdis un nouveau quart d’heure.

GIF retard

Tandis que je me redirigeais vers mon ordinateur tasse fumante en main, je croisai une nouvelle distraction. Mon Yoga journal, acheté la veille dans l’optique de me faire patienter chez le médecin. Je garde à l’esprit que le blog m’attend, mais je ne peux m’empêcher de le feuilleter négligemment. C’est alors que je tombe sur une série de postures censées diminuer le stress. Elles m’ont l’air, ma foi, assez simples. Tiens, je ne connaissais pas « l’angle latéral ». Donc, je plie le genou, je tends l’autre jambe, je lève le bras… Oui, en effet, c’est agréable. Et si je tentais aussi cette flexion latérale ?

GIF yoga

Une heure plus tard, je reviens à mon ordinateur. La page de rédaction de contenu reste désespérément vide. Je m’assois confortablement sur les coussins entassés là et me dis qu’il faut impérativement que je m’y mette. Je plisse les yeux et entreprends de taper. Rien ne vient. C’est le moment que je choisis pour jeter un coup d’œil furtif à ma montre. Putain, 18 h 30 ! Il faut encore que j’aille à la pharmacie. Bon tant pis, laissons tomber le blog et filons à l’officine ! Allez, un peu de courage, lève-toi ! Tu peux le faire, retire l’ordi tout chaud contre ton ventre, la couette moelleuse, enlève ta tête des coussins et… ZZZzzzz !

Vous savez quoi ? Je ne me suis pas encore levée.
Bonne nuit,

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insomnie
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« Mon plus grand rêve, c’est de dormir » : ma vie avec l’insomnie

C’est ma plus vieille ennemie et je la traîne depuis l’enfance. L’insomnie me tourmente au point que j’ai dû apprendre à m’organiser pour pouvoir vivre décemment avec. Car oui, quand je dis « insomniaque », c’est au sens pathologique du terme.

 

insomnie

Tous mes proches vous le diront. Leurs souvenirs de moi bébé, ce sont essentiellement des crises de larmes en continu, du coucher jusqu’au petit matin. Insomnie du nourrisson. Et oui, ça existe. Je ne l’ai su que bien plus tard en parlant bêtement de mes troubles du sommeil à un médecin. Le problème, c’est que quand j’étais petite, on ne connaissait pas très bien cette pathologie. Difficile donc de trouver un remède qui aurait pu me soulager et, par la même occasion, rendre de précieuses heures de sommeil à mes pauvres parents.

Résultat : mon corps n’a pas bien assimilé à quel moment il devait se reposer. Plus grande, à l’âge où tous mes petits camarades faisaient encore la sieste, j’étais incapable de fermer l’œil. Pourtant, je sentais bien que j’étais fatiguée, qu’à moi aussi, ce petit somme ferait du bien. Mais rien n’y faisait. Je me souviens vaguement d’une enseignante de maternelle qui avait remarqué mes yeux grands ouverts. Elle m’avait permise de rester à part, allongée à regarder des livres ou triturer quelques jouets. Malheureusement, le soir venu, le sommeil ne faisait tout de même pas son oeuvre. Même si ma journée sans sieste fut longue, je ne m’endormais pas.

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