films drag queen
Culture & lifestyle

3 films à base de drag queens pour voir la vie côté paillettes

Depuis l’arrivée de RuPaul’s Drag race, je nourris une tendresse toute particulière pour les drag queens, ces personnages hauts en couleurs et fabuleux. Si bien que je me suis constitué une petite vidéothèque à leur sujet, qui commence évidemment par les classiques Paris is burning et Priscilla folle du désert.

 

Toutefois, je pense que pour introduire ce thème aux curieux non-initiés, les comédies aux références plus contemporaines paraîtront plus séduisantes. De plus, ces quelques morceaux choisis se révèlent un peu moins connus du grand public. Une belle occasion d’en faire la promotion. Puis, avantage non négligeable, ces trois films sont faciles d’accès, car disponibles sur Netflix.

 

Kinky boots

Kinky boots (Julian Jarold – 2005)

On commence par l’exemple le plus mainstream. Tiré d’une histoire vraie, Kinky Boots raconte l’histoire de Charlie Price, héritier d’une fabrique de chaussures en cuir en grande difficulté financière. Un soir, alors qu’il se promène dans les rues de Londres, il fait la connaissance de Lola. Celle-ci se trouve malmenée par des noctambules éméchés. Et dans la pagaille, elle casse le talon de sa chaussure. Plus tard, en sereine compagnie de Charlie, elle explique que ses chaussures se brisent souvent, car elles ne sont pas adaptées à la morphologie masculine. Vous l’aurez deviné : Charlie va l’embaucher comme consultante afin de créer une gamme de chaussures spécialement pour les drag queens, et ainsi redresser son entreprise. Choc des cultures, etc, etc.

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Glitter Mariah Carey
Culture & lifestyle

De l’art de revoir Glitter (ce gros navet avec Mariah Carey)

Le 11 septembre 2001 sort sur les écrans américains un drame sentimental nommé Glitter avec la chanteuse Mariah Carey dans le rôle titre. Non seulement, la date de sortie coïncide avec le drame des tours jumelles, mais en outre, le film s’avère d’une niaiserie crasse qui entraînera la diva dans une longue traversée du désert de près de quatre ans.

 

Alors, 17 ans plus tard, que peut-on retenir de Glitter ? Chef-d’oeuvre incompris ? Téléfilm agréable qui n’aurait pas mérité une sortie ciné ? Nanar sympathique ? Soyons clairs dès le départ : Glitter n’est rien de plus qu’un mauvais film. J’avoue, petite, j’avais aimé cette nunucherie de 104 minutes. Il faut dire qu’à l’époque, il me suffisait d’entendre une pop star quelconque pousser deux trois notes pour que mon petit cœur s’emballe et que je sois conquise. Toutefois, le revisionnage récent de Glitter m’a paru beaucoup moins agréable à 25 qu’à 9 ans. Ha, ma jeunesse envolée.

 

Glitter Mariah Carey
Nan mais déjà cette casquette ne présageait rien de bon.

Un naufrage annoncé

Mariah Carey aurait pu pourtant sentir venir la catastrophe. À la fin des années 90, on lui colle la bonne idée de participer à un film romancé sur les débuts de sa carrière. Dès lors, on devine le scénario peu inspiré  : une pauvre petite orpheline rencontre un producteur de musique qui fera d’elle une star. Ainsi naquit le projet All that glitters (titre provisoire). Forcément – on connaît son penchant pour l’ego trip -, Mariah se jette à corps perdu dans cette folle aventure. Elle débute rapidement la production de l’album éponyme. L’intrigue se déroulant dans les années 80, il est décidé d’en faire un hommage à la funk des clubs new-yorkais de l’époque.

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Quatre films à mater malade
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4 films à mater au chaud sous la couette quand on est malade

Chaque année, je me tape le virus de l’hiver de manière radicale. Me voilà coincée à la maison une semaine avec 40 de fièvre. Vive la grippe ! Heureusement, j’ai quelques DVD pour me tenir compagnie et me faire oublier ma lente agonie.

 

Astérix et Cléopâtre

Le réconfort de l’enfance avec Astérix et Cléopâtre

Bien sûr, j’adore le film de 2002 signé Alain Chabat, mais lorsque mon corps se mue lentement en une douloureuse et gigantesque courbature, j’opte plutôt pour le dessin animé de 1968. J’ai toujours aimé Astérix, que ce soit en BD ou en animation. Et quand j’étais petite, mon papa revenait souvent de ses déplacements avec une ou deux VHS dans le sac. Rien ne me ravissait plus qu’un Astérix. Entendre la voix de conteur de Pierre Tchernia me ramène systématiquement à mes cinq ans. Quoi de plus rassurant lorsque ta fièvre refuse de baisser ? Astérix et Cléopâtre demeure, à mon sens, indémodable. Le gag d’ouverture sur les maladresses de doublage fait toujours mouche, de même que le célébrissime Lion de Cléopâtre, dont j’attends la chanson avec impatience, à 4 ans comme à 25.

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syndrome de Supergirl
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Quid des films et séries prétendument féministes : le syndrome de Supergirl

La troisième vague féministe aura eu pour mérite de sensibiliser les générations Internet au sexisme ordinaire. Sujet de réflexion incontournable sur la toile, ces problématiques inspirent les studios de télévision et de cinéma depuis environ dix ans. Citons en vrac : Girls, Wonder Woman et le dernier Ghostbusters. Seulement, parfois, le discours plein de bonnes intentions clamé dans ces œuvres souffre d’une maladresse patriarcale pathologique.

 

J’appelle cette maladie le syndrome de Supergirl. En effet, la cousine de Superman en est l’exemple le plus significatif. Sur le papier, nous tenons une super-héroïne d’enfer, une déesse, affublée des mêmes dons que son cousin Clark Kent. Or, le souci avec cette icône, c’est que de tout temps, elle n’a été définie que par son sexe. Rien que son apparence, déjà, tend à démontrer la cocasserie de l’existence d’un Superman au féminin : blonde, mince, en tenue sexy. Sous-entendu : pas le genre à sauver la veuve et l’orphelin. Pourtant si, me diriez-vous. Sauf que, dans les œuvres adaptées des comics, son apparence et son sexe prévalent sur ses incroyables pouvoirs.

supergirl
(c) Warren Louw

Déjà dans son film de 1984, le réalisateur français Jeannot Swarc nous donnait à voir une Supergirl candide, douce et innocente. À son arrivée sur Terre, Kara passe son temps à s’émerveiller devant des petits lapins et à voleter dans les airs en gazouillant. Et ce, alors qu’en théorie, elle est une arme indestructible soulevant fièrement le glaive de la justice. Je ne veux pas dire qu’aimer les lapinous en fait une guerrière peu crédible, loin de là. Le problème de ce film réside dans le développement personnel très limité de Supergirl. Elle ne se sert de ses pouvoirs que pour se défendre maladroitement, jamais pour attaquer. On ne voit pas non plus Supergirl donner des coups, au risque d’en faire une femme agressive – mon Dieu, grand jamais ! Pire encore : le principal enjeu du film est de savoir si Kara va parvenir à retrouver l’amour de son petit copain, ensorcelé par une vilaine sorcière. Personnellement, je pensais que Supergirl avait des préoccupations autrement plus importantes…

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120 battements par minute
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120 Battements par minute : entre sida, rage de vivre et amour fou

Grand prix du jury à Cannes, 120 battements par minute de Robin Campillo a fait sensation sur la croisette. Sorti le mercredi 23 août, le film retrace le combat des militants d’Act Up, association de malades séropositifs. Un organisme qui sert de toile de fond à l’histoire d’amour de Nathan et Sean, brisée par la maladie.

 

Paris, dans les années 90. L’épidémie du Sida fait des ravages. Les traitements manquent, la recherche tourne en rond et la prévention fait cruellement défaut à l’ensemble de la société. Le scandale du sang contaminé commence tout juste à éveiller les esprits. C’est dans ce contexte que les militants d’Act up se battent au nom des communautés LGBT+ pour tenter d’endiguer l’épidémie, mais aussi pour apporter soutien et information aux malades. Et c’est dans ce même contexte que Nathan, séronégatif, s’engage auprès des bénévoles. Il va rencontrer Sean, séropositif hyper-activiste, jeté à corps perdu dans cette cause.

120 battements par minute

Ce qui frappe d’entrée de jeu , c’est qu’on oublierait presque que l’action se déroule dans les années 90 sous Mitterrand, tant l’actualité du propos demeure. Certes, en France de nos jours, on meurt beaucoup moins du Sida. Toutefois, les trithérapies en vigueur restent des traitements lourds, à la posologie contraignante, et qui ne permettent toujours pas de guérir. Certains ont la sensation de vivre avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Il en va de même pour les clichés, traités avec justesse dans le film : le Sida comme affaire de PD, la méconnaissance des modes de transmission.

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Dix films dont je ne me lasserais jamais
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Dix films dont je ne me lasserais jamais

Je vis actuellement une phase de changements. Fin d’études, recherche d’emploi… J’effectue un plongeon effrayant dans l’avenir. Et quoi de plus rassurant qu’un bon film, doux et familier ? C’est mon remède aux crises d’angoisse et j’ai pensé partager ici ces longs métrages qui me tiennent à cœur. Ceux que je pourrais revoir mille fois sans jamais me lasser…

 

Les Seigneurs de la route

10. Les Seigneurs de la route (Paul Bartel – 1975)

Ce film est, paraît-il, mieux connu sous le titre de La Course à la mort de l’an 2000. Pourtant, mes parents et moi l’avons toujours nommé Les Seigneurs de la route. À mi-chemin entre le nanar et le coup de génie, il m’a toujours fait une grande impression. Il relate une course de voiture hyper violente où les participants doivent tuer un maximum de personnes gratuitement. David Carradine en personnage principal, Stallone dans l’un de ses premiers rôles. Hautement improbable. Je trouve Les Seigneurs de la route incroyablement osé, de mauvais goût, absolument fascinant. Son remake de 2008 ne lui arrive en aucun cas à la cheville.

 

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Les figures de l'ombre
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Pourquoi il faut absolument aller voir Les figures de l’ombre au cinéma

Les figures de l’ombre sort aujourd’hui au cinéma. J’ai eu l’occasion d’aller le voir en avant-première et j’ai adoré ce film sur les premières femmes noires à faire une brillante carrière au sein de la Nasa. En quelques points, je vous explique pourquoi il ne faut pas le rater.

 

En 1961, la ségrégation est encore appliquée dans de nombreux états d’Amérique. Et certaines cumulent les tares : en plus d’être noires, elles ont l’audace d’être nées femmes. Katherine Goble, Mary Jackson et Dorothy Vaughan font partie de cette fâcheuse statistique. Le racisme et le sexisme hantent leurs existences, mais ne les ont pas empêchées d’être brillantes. Les trois demoiselles ont toutes un talent inné pour les sciences et ont toutes obtenu de prestigieux diplômes. Si bien qu’elles sont parvenues à être embauchées en tant que « calculatrices » au siège de la Nasa, en Virginie. Malheureusement, le job n’est pas à la hauteur de leur excellence. Katherine est une surdouée en mathématiques, Mary une aspirante ingénieure née, et Dorothy une passionnée de technologie remarquablement débrouillarde. La course à l’espace, dans un contexte de guerre froide, fait rage. Elle va leur permettre de s’émanciper et de confirmer leurs talents. Et le film qui retrace cette histoire vraie est une superbe réussite. Pourquoi ?

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