Retour Buffy Sabrina
Culture & lifestyle

Buffy et Sabrina sont de retour… Bonne ou mauvaise nouvelle ?

C’est officiel, la Fox espère un come-back de Buffy au cinéma ou à la télévision. Et, de son côté, Netflix prévoit un spin-off à Riverdale mettant en vedette un nouveau personnage d’Archie Comics… Sabrina l’apprentie sorcière. Alors, doit-on se réjouir ou pleurer face au retour imminent des deux héroïnes de notre enfance ? Vaste débat.

 

Buffy

Touche pas à ma Buffy

Concernant Buffy contre les vampires, je me montre perplexe. Il y a maintenant quelques années, j’avais été très enthousiasmée par le projet de remake du film Buffy tueuse de vampires, le navet à l’origine de l’excellente série. Sauf que depuis, environ dix ans se sont écoulés, et le show a fêté ses vingt ans. De quoi filer un sacré coup de vieux au scooby-gang. Notamment aux vampires, censés ne pas vieillir. Ce vague projet de remake s’est donc révélé mort-né. Toutefois, le nouvel engouement suscité par ce vingtième anniversaire célébré en grande pompe a dû donner des idées à certains.

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4 films adulés par tous qui me laissent pourtant de marbre

On les a plébiscités, adorés, qualifiés de chefs-d’oeuvre… Pourtant, certains n’ont pas compris l’engouement. Et je fais partie de cette minorité de personnes aigries et acerbes. Je n’irais pas jusqu’à dire qu’ils sont tous mauvais, mais rien n’y fait. Au risque de vous décevoir, je ne peux pas voir ces quatre films en peinture.

 

inception

Inception (Christopher Nolan – 2010)

Et toute la filmographie de Christopher Nolan en général. Avec de gros guillemets cependant, car j’avoue avoir passé de très bons moments devant ses Batman et Le prestige. Je reconnais tout le génie du bonhomme et ne me permettrais pas de qualifier Inception de navet. Je ferais preuve de la mauvaise foi la plus crasse. Toutefois, je m’ennuie à mourir devant la plupart de ces films. Je ne sais pas à quoi ça tient mais, dans le cas de Inception, je m’endors systématiquement au deux tiers du film. Je n’en reviens pas moi-même : j’ai dû essayer de le regarder trois ou quatre fois, avec toujours le même résultat. Sommeil profond et filet de bave au coin des lèvres. Nolan a sur moi l’effet du phénorbital. Je crois qu’en réalité, j’ai très vite intégré les ressorts scénaristiques qu’il emploie. Si bien que, devant Inception, j’ai plus ou moins compris la chute dès le début de l’intrigue. Et sans mind fuck, le cinéma de Nolan peut parfois se révéler sans saveur…

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Coups de coeur cinéma séries livre
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Série / Ciné / Livre : quoi voir, quoi lire en ce début de printemps ?

Plébiscités ou non, je vous livre mes coups de cœur  du moment. Parce que le beau soleil qui pointe le bout de son nez nous donne envie de lire en terrasse. Puis, en rentrant, de se poser au frais devant un divertissement sympathique. Au ciné… ou sur son canapé.

 

everything sucks!

❤ La série : Everything sucks! (Netflix)

Une chose est sûre : Everything sucks! ne marquera pas les esprits. Surfant sur l’actuelle vague rétro-nostalgique, la série nous narre les amourettes et conflits personnels d’un groupe d’adolescents au milieu des années 90. Dire que le scénario est entendu serait un pléonasme. Rien ne nous inspire la surprise. La réalisation, quant à elle, manque cruellement d’audace et se veut des plus simplistes. Oui, mais. Je me suis laissée prendre au jeu des références semées au vent : Tori Amos, VHS et HTML 2.0. Tant de souvenirs égrainés dans un récit feel good sans prétentions ne fait jamais de mal. Alors certes, on ne trépigne pas beaucoup sur son siège. Cependant, Everything sucks! se savoure comme un verre de rosé en été. Comme un plaisir simple, éphémère, sitôt oublié.

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films drag queen
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3 films à base de drag queens pour voir la vie côté paillettes

Depuis l’arrivée de RuPaul’s Drag race, je nourris une tendresse toute particulière pour les drag queens, ces personnages hauts en couleurs et fabuleux. Si bien que je me suis constitué une petite vidéothèque à leur sujet, qui commence évidemment par les classiques Paris is burning et Priscilla folle du désert.

 

Toutefois, je pense que pour introduire ce thème aux curieux non-initiés, les comédies aux références plus contemporaines paraîtront plus séduisantes. De plus, ces quelques morceaux choisis se révèlent un peu moins connus du grand public. Une belle occasion d’en faire la promotion. Puis, avantage non négligeable, ces trois films sont faciles d’accès, car disponibles sur Netflix.

 

Kinky boots

Kinky boots (Julian Jarold – 2005)

On commence par l’exemple le plus mainstream. Tiré d’une histoire vraie, Kinky Boots raconte l’histoire de Charlie Price, héritier d’une fabrique de chaussures en cuir en grande difficulté financière. Un soir, alors qu’il se promène dans les rues de Londres, il fait la connaissance de Lola. Celle-ci se trouve malmenée par des noctambules éméchés. Et dans la pagaille, elle casse le talon de sa chaussure. Plus tard, en sereine compagnie de Charlie, elle explique que ses chaussures se brisent souvent, car elles ne sont pas adaptées à la morphologie masculine. Vous l’aurez deviné : Charlie va l’embaucher comme consultante afin de créer une gamme de chaussures spécialement pour les drag queens, et ainsi redresser son entreprise. Choc des cultures, etc, etc.

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Glitter Mariah Carey
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De l’art de revoir Glitter (ce gros navet avec Mariah Carey)

Le 11 septembre 2001 sort sur les écrans américains un drame sentimental nommé Glitter avec la chanteuse Mariah Carey dans le rôle titre. Non seulement, la date de sortie coïncide avec le drame des tours jumelles, mais en outre, le film s’avère d’une niaiserie crasse qui entraînera la diva dans une longue traversée du désert de près de quatre ans.

 

Alors, 17 ans plus tard, que peut-on retenir de Glitter ? Chef-d’oeuvre incompris ? Téléfilm agréable qui n’aurait pas mérité une sortie ciné ? Nanar sympathique ? Soyons clairs dès le départ : Glitter n’est rien de plus qu’un mauvais film. J’avoue, petite, j’avais aimé cette nunucherie de 104 minutes. Il faut dire qu’à l’époque, il me suffisait d’entendre une pop star quelconque pousser deux trois notes pour que mon petit cœur s’emballe et que je sois conquise. Toutefois, le revisionnage récent de Glitter m’a paru beaucoup moins agréable à 25 qu’à 9 ans. Ha, ma jeunesse envolée.

 

Glitter Mariah Carey
Nan mais déjà cette casquette ne présageait rien de bon.

Un naufrage annoncé

Mariah Carey aurait pu pourtant sentir venir la catastrophe. À la fin des années 90, on lui colle la bonne idée de participer à un film romancé sur les débuts de sa carrière. Dès lors, on devine le scénario peu inspiré  : une pauvre petite orpheline rencontre un producteur de musique qui fera d’elle une star. Ainsi naquit le projet All that glitters (titre provisoire). Forcément – on connaît son penchant pour l’ego trip -, Mariah se jette à corps perdu dans cette folle aventure. Elle débute rapidement la production de l’album éponyme. L’intrigue se déroulant dans les années 80, il est décidé d’en faire un hommage à la funk des clubs new-yorkais de l’époque.

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Quatre films à mater malade
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4 films à mater au chaud sous la couette quand on est malade

Chaque année, je me tape le virus de l’hiver de manière radicale. Me voilà coincée à la maison une semaine avec 40 de fièvre. Vive la grippe ! Heureusement, j’ai quelques DVD pour me tenir compagnie et me faire oublier ma lente agonie.

 

Astérix et Cléopâtre

Le réconfort de l’enfance avec Astérix et Cléopâtre

Bien sûr, j’adore le film de 2002 signé Alain Chabat, mais lorsque mon corps se mue lentement en une douloureuse et gigantesque courbature, j’opte plutôt pour le dessin animé de 1968. J’ai toujours aimé Astérix, que ce soit en BD ou en animation. Et quand j’étais petite, mon papa revenait souvent de ses déplacements avec une ou deux VHS dans le sac. Rien ne me ravissait plus qu’un Astérix. Entendre la voix de conteur de Pierre Tchernia me ramène systématiquement à mes cinq ans. Quoi de plus rassurant lorsque ta fièvre refuse de baisser ? Astérix et Cléopâtre demeure, à mon sens, indémodable. Le gag d’ouverture sur les maladresses de doublage fait toujours mouche, de même que le célébrissime Lion de Cléopâtre, dont j’attends la chanson avec impatience, à 4 ans comme à 25.

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syndrome de Supergirl
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Quid des films et séries prétendument féministes : le syndrome de Supergirl

La troisième vague féministe aura eu pour mérite de sensibiliser les générations Internet au sexisme ordinaire. Sujet de réflexion incontournable sur la toile, ces problématiques inspirent les studios de télévision et de cinéma depuis environ dix ans. Citons en vrac : Girls, Wonder Woman et le dernier Ghostbusters. Seulement, parfois, le discours plein de bonnes intentions clamé dans ces œuvres souffre d’une maladresse patriarcale pathologique.

 

J’appelle cette maladie le syndrome de Supergirl. En effet, la cousine de Superman en est l’exemple le plus significatif. Sur le papier, nous tenons une super-héroïne d’enfer, une déesse, affublée des mêmes dons que son cousin Clark Kent. Or, le souci avec cette icône, c’est que de tout temps, elle n’a été définie que par son sexe. Rien que son apparence, déjà, tend à démontrer la cocasserie de l’existence d’un Superman au féminin : blonde, mince, en tenue sexy. Sous-entendu : pas le genre à sauver la veuve et l’orphelin. Pourtant si, me diriez-vous. Sauf que, dans les œuvres adaptées des comics, son apparence et son sexe prévalent sur ses incroyables pouvoirs.

supergirl
(c) Warren Louw

Déjà dans son film de 1984, le réalisateur français Jeannot Swarc nous donnait à voir une Supergirl candide, douce et innocente. À son arrivée sur Terre, Kara passe son temps à s’émerveiller devant des petits lapins et à voleter dans les airs en gazouillant. Et ce, alors qu’en théorie, elle est une arme indestructible soulevant fièrement le glaive de la justice. Je ne veux pas dire qu’aimer les lapinous en fait une guerrière peu crédible, loin de là. Le problème de ce film réside dans le développement personnel très limité de Supergirl. Elle ne se sert de ses pouvoirs que pour se défendre maladroitement, jamais pour attaquer. On ne voit pas non plus Supergirl donner des coups, au risque d’en faire une femme agressive – mon Dieu, grand jamais ! Pire encore : le principal enjeu du film est de savoir si Kara va parvenir à retrouver l’amour de son petit copain, ensorcelé par une vilaine sorcière. Personnellement, je pensais que Supergirl avait des préoccupations autrement plus importantes…

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