syndrome de Supergirl
Culture & lifestyle, Girls & Pop Culture

Quid des films et séries prétendument féministes : le syndrome de Supergirl

La troisième vague féministe aura eu pour mérite de sensibiliser les générations Internet au sexisme ordinaire. Sujet de réflexion incontournable sur la toile, ces problématiques inspirent les studios de télévision et de cinéma depuis environ dix ans. Citons en vrac : Girls, Wonder Woman et le dernier Ghostbusters. Seulement, parfois, le discours plein de bonnes intentions clamé dans ces œuvres souffre d’une maladresse patriarcale pathologique.

 

J’appelle cette maladie le syndrome de Supergirl. En effet, la cousine de Superman en est l’exemple le plus significatif. Sur le papier, nous tenons une super-héroïne d’enfer, une déesse, affublée des mêmes dons que son cousin Clark Kent. Or, le souci avec cette icône, c’est que de tout temps, elle n’a été définie que par son sexe. Rien que son apparence, déjà, tend à démontrer la cocasserie de l’existence d’un Superman au féminin : blonde, mince, en tenue sexy. Sous-entendu : pas le genre à sauver la veuve et l’orphelin. Pourtant si, me diriez-vous. Sauf que, dans les œuvres adaptées des comics, son apparence et son sexe prévalent sur ses incroyables pouvoirs.

supergirl
(c) Warren Louw

Déjà dans son film de 1984, le réalisateur français Jeannot Swarc nous donnait à voir une Supergirl candide, douce et innocente. À son arrivée sur Terre, Kara passe son temps à s’émerveiller devant des petits lapins et à voleter dans les airs en gazouillant. Et ce, alors qu’en théorie, elle est une arme indestructible soulevant fièrement le glaive de la justice. Je ne veux pas dire qu’aimer les lapinous en fait une guerrière peu crédible, loin de là. Le problème de ce film réside dans le développement personnel très limité de Supergirl. Elle ne se sert de ses pouvoirs que pour se défendre maladroitement, jamais pour attaquer. On ne voit pas non plus Supergirl donner des coups, au risque d’en faire une femme agressive – mon Dieu, grand jamais ! Pire encore : le principal enjeu du film est de savoir si Kara va parvenir à retrouver l’amour de son petit copain, ensorcelé par une vilaine sorcière. Personnellement, je pensais que Supergirl avait des préoccupations autrement plus importantes…

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Culture & lifestyle, Girls & Pop Culture

3 podcasts à écouter dans le métro

On parle beaucoup de YouTube, mais assez peu de podcasts audio. Pourtant, certains sont à forte teneur en plaisir. En ce moment, la grisaille me déprime. Pour me booster un peu le moral et oublier la pluie, il m’arrive de glisser un podcast dans mes oreilles avant de prendre les transports en commun. Je vous propose la crème de la crème.

 

2 heures de perdues

2 heures de perdues

Ce podcast est déconseillé à tous les nageurs qui utilisent des écouteurs Bluetooth. En effet, le risque de boire la tasse après un éclat de rire est trop important. Le concept de 2HDP est simple : une bande de potes décortique un film réputé « pourri ». Si vous aimez les critiques cinématographiques poussées et soignées, passez votre chemin. On est là pour rigoler, sans chercher plus loin. Quoique, grâce aux anecdotes de Julie, on se surprend parfois à apprendre quelques petites choses sur l’industrie du cinéma. La critique reste cependant toujours cynique et pleine de mauvaise foi. Je vous recommande un peu d’abnégation et d’auto-dérision pour apprécier les épisodes centrés sur des films que vous avez aimés. J’ai fulminé au début de leur commentaire sur Drive, puis je me suis détendue. Parce que bon, ils m’ont quand même fait beaucoup de bien en me rejoignant sur Avatar… Contre l’opinion de la majorité. Alors bon, je leur pardonne.

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Laura Palmer
Culture & lifestyle, Girls & Pop Culture

5 héroïnes de fiction qui déchirent tout

On a tous une héroïne de fiction qui nous tient particulièrement à cœur. Parce qu’elle est belle, forte, infaillible et qu’elle nous rassure. Un peu comme une seconde maman qui veillerait sur nous, lorsqu’elle n’est pas occupée à combattre le mal. Beaucoup tiennent une place particulière dans mon cœur. Je vous dévoile mes cinq préférées.

 

Buffy Summers

1. Buffy Summers (Buffy contre les vampires, 1997-2003)

À tous ceux qui n’étaient pas encore au courant : je suis fan de Buffy. Je la voudrais comme sœur, comme copine et comme garde du corps personnelle. Rien que le postulat de départ de la série éponyme est incroyablement badass. Buffy répond à l’archétype de la pom-pom girl blonde qui meurt inéluctablement à la vingtième minute d’un film d’horreur. Or, ici, elle se retourne et déboîte la mâchoire du monstre ! Au fil des saisons, Buffy symbolisera bien plus. Une jeune adulte confrontée à ses responsabilités, une personne faillible qui commet les pires erreurs, une super-héroïne et enfin, une meneuse qui refuse de se soumettre à la volonté de vieux bureaucrates poussiéreux. Figure du féminisme moderne, Buffy détient une personnalité complexe qui fait d’elle l’héroïne de série la mieux développée de tous les temps. Depuis l’arrêt de Buffy The Vampire Slayer en 2003, de nombreux fans attendent patiemment sa relève triomphante.

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