Argent
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Ces raisons qui me poussent à penser que je ne gagne pas assez d’argent (étalage de mauvaise foi en règle)

Mon professeur de philosophie avait pour coutume de dire que le pauvre était celui qui manquait du superflu, et le miséreux, celui qui manquait de l’essentiel. Selon cette définition, je me considérerais comme pauvre. Une Cosette en haillons miteux et chausses de fortune.  Vous trouvez que j’exagère ?

 

Depuis que j’ai commencé ma carrière de journaliste, et encore plus depuis que je possède la carte de presse, j’ai entendu tout un tas de légendes urbaines au sujet de ma profession, toutes plus fantaisistes les unes que les autres. Nous serions outrageusement bien payés et corrompus de tous côtés. Pour être honnête avec vous, je gagne à peine plus que le Smic et j’attends encore le responsable politique prêt à me verser un faramineux pot-de-vin pour quelques belles lignes dans mon canard (non). Si j’avais su, je me serais épargnée des études ô combien épuisantes et difficiles. M’enfin… J’exerce tout de même le métier dont je rêve depuis 1997. Consolons-nous ainsi.

GIF eye roll
Mouuuuaaaaiiis

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rhume
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Comment un rhume inoportun m’a empêchée d’écrire cet article

Mercredi, je me suis réveillée un peu frissonnante, avec un léger mal de gorge. Juste un coup de froid, rien de dramatique. Jeudi, je me lève au plus mal et rejoindre mon bureau devient une torture. Je décide donc de filer chez le médecin. Vendredi, je me trouve en arrêt maladie.

 

Ainsi, me voilà devant mon ordinateur prête à écrire mon prochain article sur Disneyland. Autant mettre à profit ce temps de repos qu’on m’a assigné. Sauf que. L’inspiration ne vient pas. J’ai atrocement sommeil. Puis, la tête lourde, le nez bouché et les oreilles en souffrance. Je ne vous parle même pas des courbatures… Je me revois dans le cabinet du médecin. « Dites, je trouve ça un peu court comme délais de guérison. Vous pourriez pas me mettre de repos lundi aussi ? Allez, siouplé ! » J’eus beau m’apitoyer devant la doctoresse, elle m’adressa un « non » catégorique.

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Le problème quand votre médecin de famille vous suit depuis vos 3 ans, c’est qu’il devient un peu comme vos parents. Habitué, il ne cède plus à vos caprices. Or, le simple fait de respirer suscite actuellement une vive douleur dans ma poitrine. Je n’aurais donc certainement pas craché sur une minuscule journée de repos supplémentaire. Mais non, je devrais me résoudre à me rendre au bureau en rampant lundi matin. En espérant que mon dernier souffle viendra soulager la masse douloureuse qu’est désormais devenu mon corps. J’exagère ? À peine.

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Shopping Haul accidentel
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Un chien qui fait du yoga, une éponge vivante et une bombe de bain : mon heure de shopping compulsif (haul accidentel)

Je suis déprimée. Et quand je suis déprimée, je mange. Or, je suis au régime. En temps normal, je me rabattrais sur la cigarette. Or j’ai arrêté de fumer. Excuse parfaite pour m’adonner à mon troisième vice : l’achat compulsif.

Oniomaniaque ou acheteuse compulsive. C’est certainement le terme qu’un psychologue emploierait à mon sujet. Du moins, au sujet de la personne que j’étais il y de cela six ans. Une époque où je découvrais, non seulement la vie loin de mes parents, mais aussi Lyon, le grand centre commercial de La Part Dieu, les magasins de la rue Victor-Hugo et les alentours de la place des Terreaux. Je prenais le métro, j’entrais dans les boutiques et j’achetais tout ce dont j’avais envie. Jusqu’à ce que ma carte bleue ne passe plus. Et ce, pendant presque deux ans. Néanmoins, je vous avouerais qu’il est difficile de rester oniomaniaque lorsqu’on est étudiante sans aucun revenu.

acheteuse compulsive GIF

De ce fait, le trou dans mon compte en banque m’a radicalement soignée. Ma mère a dû combler mon découvert une seule fois et je me suis jurée qu’elle n’aurait plus jamais à le faire. Toutefois, je n’ai jamais été complètement guérie. Il m’arrive de temps en temps de craquer. Toujours dans les limites du raisonnable, même si à chaque fois, je me dis que je n’aurais pas dû dépenser autant. Mais une autre part de moi se dit aussi : « Et puis merde, les autres craquent bien aussi de temps en temps !  » Personne n’est parfait et surtout pas moi, alors à quoi bon ? ALLONS DÉPENSER DE L’ARGENT. Crise et pétage de plombs ce mardi. Banquier en berne ce mercredi.

Shopping-avril

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Disneyland Paris
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Je vais à Disney, Disney, Dis-ney, DISNEEEEYYYY ! Histoire d’un caprice d’adulte

J’ai été une enfant pourrie gâtée. Ce que je voulais, je l’avais. Au prix parfois de quelques bonnes notes ou d’une bise humide à ma grande tante. Néanmoins, mes parents ne m’ont emmenée qu’une seule fois à Disneyland. Mon séjour enchanté, j’ai économisé pour me l’offrir. À 26 ans.

 

Cela fait partie du caractère raisonnable et raisonné de ma chère maman. Nous étions allés à Disneyland une fois, en 1997. Et bien que l’expérience lui ait plu au point de verser quelques larmes dans It’s a small world, je crois que son inconscient lui intimait qu’investir à nouveau dans la visite du même parc d’attractions n’était pas nécessaire. J’aurais bien pu supplier mon père à genoux. Si ça ne tenait qu’à lui, nous aurions embarqué pour Marne-la-Vallée à chaque fois que l’envie nous titillait. Seulement, chez nous, les hommes ne gèrent pas les comptes. Et fort heureusement. Sinon, un Iron man géant accueillerait les visiteurs devant la maison de mes parents – entres autres fantaisies paternelles.

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Mon père en possession du budget familial.

Ne vous méprenez point, chers lecteurs. N’allez pas vous imaginer que ma mère serait du genre à tendre sadiquement un ours en peluche devant un enfant sans jamais le lui donner. Non. Comme je le disais plus haut, j’ai toujours eu tout ce que je voulais. Sauf Salem le chat de Sabrina et des allers-retours à Disneyland Paris. Néanmoins, ma collection de 196 Barbie (oui, pap’s a compté) valait bien ces sacrifices. Or, il n’existe pas de personne plus désireuse que celle qui a déjà tout. J’ai nourri une profonde frustration à l’égard de ces deux objets de désir. Jusqu’au jour où je décidai qu’il me fallait combler ce vide immense. C’est pourquoi j’entrepris de taper « Salem speaking plush » sur Ebay.

Salem le chat, peluche Sabrina l'apprentie sorcière
Un jour, il sera mien. Oh, oui…

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Ne jamais emménager à Metz
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Quelques bonnes raisons de ne jamais emménager à Metz

Je fais preuve de mauvaise foi car, parfois, ma vie lyonnaise me manque. Lorsque je m’imagine pouvoir rôtir au soleil sur les quais du Rhône alors que j’arpente la Moselle, je commence à dresser la liste des défauts de ma ville lorraine natale… Chers amis Messins, avouez que je n’ai pas tort et que ces quelques désagréments vous donneraient parfois envie de faire vos cartons pour déménager loin, très loin de la cité du Graoully.

 

1. La place de cinéma grand public coûte 11,90 euros plein tarif. La faute à un monopole de Kinepolis. Certains de mes collègues ont sérieusement envisagé de vendre un rein pour aller voir le dernier Spielberg.

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été caniculaire
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Chronique d’un été caniculaire : mon royaume pour un peu de fraîcheur

Si, en ce mercredi 8 août 2018, la température extérieure se veut plus clémente, les jours passés ont, pour ma part, rimé avec sueur et dessèchement. Une seule pensée habitait mon esprit hébété par la moiteur ambiante : retrouver la douceur angevine d’un endroit frais.

 

été caniculaire

Vendredi, 19 h 30. Devant mon écran.

Décidée à mettre à jour ce maudit blog, j’ai installé mon ordinateur sur la table de la salle à manger. Pourtant, je reste là, debout, incapable de m’asseoir. La sueur perle à mon front. Dans un ultime effort, j’ai enfilé un débardeur de coton et un short – court, le plus léger possible. Je n’ai pas moins chaud pour autant. Je redoute l’instant fatidique où, lasses, mes pauvres cuisses moites vont fatalement adhérer au simili cuir rouge qui recouvre l’assise de mes chaises. Ces chaises, encore l’une de mes brillantes idées. Des trésors vintage du milieu des années 70… Tu parles ! J’aurais mieux fait d’acheter deux paires d’Ypperlig chez Ikea !

été caniculaire

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insomnie
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« Mon plus grand rêve, c’est de dormir » : ma vie avec l’insomnie

C’est ma plus vieille ennemie et je la traîne depuis l’enfance. L’insomnie me tourmente au point que j’ai dû apprendre à m’organiser pour pouvoir vivre décemment avec. Car oui, quand je dis « insomniaque », c’est au sens pathologique du terme.

 

insomnie

Tous mes proches vous le diront. Leurs souvenirs de moi bébé, ce sont essentiellement des crises de larmes en continu, du coucher jusqu’au petit matin. Insomnie du nourrisson. Et oui, ça existe. Je ne l’ai su que bien plus tard en parlant bêtement de mes troubles du sommeil à un médecin. Le problème, c’est que quand j’étais petite, on ne connaissait pas très bien cette pathologie. Difficile donc de trouver un remède qui aurait pu me soulager et, par la même occasion, rendre de précieuses heures de sommeil à mes pauvres parents.

Résultat : mon corps n’a pas bien assimilé à quel moment il devait se reposer. Plus grande, à l’âge où tous mes petits camarades faisaient encore la sieste, j’étais incapable de fermer l’œil. Pourtant, je sentais bien que j’étais fatiguée, qu’à moi aussi, ce petit somme ferait du bien. Mais rien n’y faisait. Je me souviens vaguement d’une enseignante de maternelle qui avait remarqué mes yeux grands ouverts. Elle m’avait permise de rester à part, allongée à regarder des livres ou triturer quelques jouets. Malheureusement, le soir venu, le sommeil ne faisait tout de même pas son oeuvre. Même si ma journée sans sieste fut longue, je ne m’endormais pas.

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