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Culture & lifestyle

Série / Ciné / Livres : quoi voir, quoi lire en attendant le printemps ?

Théoriquement, il est arrivé. Néanmoins, chez moi, le printemps se fait encore attendre. Et les températures glaciales donnent plus envie de rester sous la couette, un livre sous la main ou une série devant les yeux. Difficile de se motiver à bouger, sauf peut-être pour un ciné…

Santa clarita diet

❤ La série : Santa Clarita Diet (Netflix)

Pourquoi sortir, alors que la nouvelle saison de Santa Clarita Diet vient de débarquer sur Netflix ? À tous ceux qui auraient raté cet improbable OVNI télévisé, je réponds par un soupir. Enfin, comment est-il possible d’être passé à côté de Drew Barrymore en charmante mère de famille, agent immobilière émérite qui, le soir venu, mange des gens malintentionnés pour survivre ? Encore une histoire de zombie ? Que nenni ! Santa Clarita Diet s’offre le luxe de l’originalité en mettant en scène une malédiction ancestrale qui pousse à un cannibalisme contraint. Le tout, dans une banlieue américaine cossue rappelant Wisteria Lane.

Et c’est sur ces paradoxes que la comédie se construit. Un Modern Family au pays des morts vivants. La mise en scène se veut d’ailleurs empruntée à la sitcom familiale pour marquer le choc du macabre. Toutefois, si elle ne parvient pas toujours à faire oublier cet aspect lisse et standardisé propre au genre auquel elle se rattache, la série se rattrape aisément grâce à son casting. Drew Barrymore, par essence fantastique, jubile dans son rôle de mangeuse de cadavres. Timothy Olyphant, vu dans Deadwood, se distingue quant à lui dans un contre-emploi délirant de mari dévoué. Enfin, Nathan Fillon, inoubliable Castle et autrefois terrifiant Caleb dans Buffy, interprète brillamment une tête posée sur un vase. Comment ne pas avoir envie d’y jeter un œil après ça ?

Unicorn store

❤ Le film : Unicorn store (Brie Larson)

Mettre « licorne » et « magasin » dans le titre d’une seule œuvre, c’est à coup sûr me voir exploser d’excitation dans un fracas dégoulinant de paillettes et de substances rose fluo. Au départ charmée par la perspective de passer un bon moment sans plus de considération, je fus happée par la poésie et la force évocatrice de cette fable rocambolesque, au point d’en être bouleversée. Jeune femme lunaire et extravagante, Kit vit son premier échec après avoir été rejetée par une école d’art. Elle range donc pinceaux, couleurs et fantaisie pour une vie de bureau, grise, froide et brutale. C’est alors qu’elle reçoit une étrange invitation. Pour se rendre dans un magasin.

Et là… Samuel L Jackson l’attend avec la promesse d’obtenir une véritable licorne. À condition d’être prête à l’accueillir. Le voyage initiatique qu’entreprend alors l’héroïne révèle peu à peu ses forces et ses faiblesses, jusqu’à l’éclosion d’une jeune adulte. À la manière d’Un Jour sans fin, le film dissimule une touchante leçon de vie derrière une histoire loufoque, irréelle et pourtant source de résilience universelle. À l’instar de son aîné, Unicorn store préfère laisser son histoire résonner dans l’esprit de son spectateur, jusqu’à ce qu’il en saisisse lui-même l’essence. Un chef-d’œuvre de finesse et d’écriture.

Yatuu Moi, 20 ans, diplômée, motivée... exploitée

❤ Le livre : Moi, 20 ans, diplômée, motivée… Exploitée ! (Yatuu)

Blogueuse incisive, Yatuu témoigne en BD et avec humour des malfaçons d’une société dont une génération entière se fait victime. Dans Moi, 20 ans, diplômée, motivée… Exploitée !, elle décrit avec justesse les affres de l’entrée dans la vie active. Comment ne pas se sentir concerné face au récit de cette jeune demoiselle pleine d’espoir, enchaînant les stages sans jamais obtenir aucune promesse d’embauche ? Pourtant, loin du bouillonnement de rage, Yatuu dénonce l’exploitation, le stress et la fatigue avec le sourire. Le sens de l’humour en étendard, cette auteur de talent témoigne pourtant d’une réalité effarante.

Yatuu Moi, 20 ans, diplômée, motivée... exploitée
(c) Yatuu

Pas même un CDD, un stage. Rémunéré 400 € par mois. Des heures supplémentaires sans salaire auxquelles on ne se dérobe pas pour espérer obtenir le précieux sésame de l’emploi. À la sortie, une porte qui claque. Sans plus de cérémonie. Une injustice ordinaire dont on attendait désespérément un écho. Yatuu nous offre enfin cet écho. Celui qu’on n’espérait plus. Mais avec une auto-dérision qui, au fond, nous rappelle que nous rions pour ne pas pleurer. Car, à la fin au moins nous reste-t-il un sourire.

Sur ce, bonne lecture et bonne péloche !

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Encore + d’histoires croustillantes ?

Ca vient…
Bienvenue dans le Girly gang !
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