Comment j'ai arrêté de fumer
Culture & lifestyle

Comment j’ai arrêté la clope (avant qu’elle n’arrête ma vie)

Comme l’a chanté Renaud, « j’veux pas mourir, et surtout pas d’un truc si con ». Alors, j’ai écrasé ma dernière cigarette et ai repoussé le cendrier. La dernière ? Pas vraiment. Mais bon, c’est déjà ça.

Comment j'ai arrêté de fumer

L’amour et le dégoût dans la bouche

J’ai toujours eu une force de détermination remarquable. Ma mère dirait plutôt que je suis une forte tête et qu’il est difficile de me défaire d’une idée fixe, quitte à en devenir insupportable. Néanmoins, cela a parfois du bon. Notamment la fois où j’ai arrêté de me ronger les ongles, et celle où j’ai arrêté… De fumer. Dans les deux cas, je me suis levée un beau matin et j’ai décidé d’arrêter pour ne plus recommencer. Je n’ai ressenti aucun manque particulier et ai tenu mon cap. Fin de l’histoire. Fermez cette page, y’a plus rien à voir. Plus sérieusement, ma motivation m’est venue des aspects que je n’aimais pas. La peau grasse, les doigts qui puent et jaunissent, ce sale arrière goût de cendrier… Concentrée sur ses points, je ne ressentais plus d’envie particulière.

Comment j'ai arrêté de fumer

Fragile idylle

Néanmoins, je mentirais si je vous disais ne plus jamais avoir refumé depuis. Oui, j’ai cédé. J’ai été faible. Pour l’amour du gris que l’on prend dans ses doigts et qu’on roule. Le fait est qu’avec 4 grammes d’alcool dans le sang et Whitney Houston en fond sonore, j’ai fortement tendance à me laisser aller. Allons bon, si tu m’en donnes une, j’dis pas non. Au moins, me direz-vous, c’est économique. C’est désormais l’argent de mes compagnons de boisson qui engraisse les industriels du tabac, et non plus le mien. Je me déculpabilise et j’ai bien raison. Me flageller pour ces quelques cigarettes oubliées depuis au fond d’un cendard serait, à mon sens, contre-productif. Je préfère me réjouir de tout le chemin parcouru jusque là.

Comment j'ai arrêté de fumer

Esprit rebelle

Allons bon, j’ai arrêté la clope, me suis mise au yoga et suis devenue flexitarienne. Que me reste-t-il pour noyer mon chagrin ? L’alcool et la drogue ? Oui, mon esprit de contradiction raisonne ainsi. En effet, c’est moins l’envie de fumer qui me manque que la sensation d’appartenir à la caste rebelle des fumeurs. Ne venez pas avec vos discours du type : « Penses-tu vraiment avoir l’air branchée lorsque tu risques un cancer qui te tuera lentement ?! » Personne ne niera que vous avez raison quelque part. Mais la cibiche garde ce délicieux goût d’interdit qui rendent tous ceux qui la porte à leurs lèvres mystérieux et sexy. D’autant plus dans une société où le conformisme voudrait que l’on soit tous non-fumeurs. Réfléchissez bien la prochaine fois que vous faites la morale à un fumeur. Peut-être serait-il plus sage de lui demander s’il aime ses doigts jaunes qui puent.

Sur ce, tu m’en files une ?
La bise,

signature
Publicités

1 réflexion au sujet de “Comment j’ai arrêté la clope (avant qu’elle n’arrête ma vie)”

  1. Non, je ne t’en file pas une! 😛 D’abord parce que je n’ai jamais fumé et ensuite parce que je t’encourage dans ton progrès! Tu es sur la bonne voie et tu te remercieras plus tard…Et en passant, j’adore ta plume! Continues d’écrire!

    J'aime

Répondre à Ro Annuler la réponse.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.