Prendre un bain
3615 CODE MY LIFE, Beauté

Et si nous partagions un bain ?

J’ai vécu sept ans dans 15 mètres carrés. Sept ans dans une minuscule et pathétique salle de bains ne pouvant contenir guère mieux qu’une vulgaire douche. C’est pourquoi, à mon arrivée dans une ville moyenne, je décidai de m’élever vers le cercle fermé des possesseurs de baignoire. Et c’est ainsi que j’établis un bain rituel où barbotage rime avec soins du corps et délectation.

bain

Pardonnez-moi, saints pères de l’écologie, j’ai péché. Ô José, ô Yann Arthus, ô Ségolène, par concupiscence, je pèche chaque semaine. Oui, je prends un bain hebdomadaire qui, chargé de ma crasse, s’évacue dans les eaux usées polluant les fonds marins. Je sais que c’est mal, mais mon Dieu, que j’aime ça. Pour alléger mon impact sur la faune marine, j’évite tout de même les exfoliants aux grains de plastique et utilise les nettoyants les moins chimiques possibles – aussi pour préserver la douceur de ma peau et la brillance de mon poil lustré.

chien en plain shampoing
Je me shampouine de la sorte

Néanmoins, je n’ai pu résister. Sur la liste des choses indispensables à mon emménagement, j’avais inscrit en lettres capitales : BOMBES DE BAINS. Peut-être suis-je déjà un peu ringarde et vieillotte, mais il va vous falloir faire preuve d’indulgence. Au sommet de cette tendance, il y a de cela maintenant près de quatre ans, je jouissais d’une très douteuse douche à l’italienne que mes cheveux raides et secs bouchaient allègrement, provoquant une inondation à chaque shampoing. Je bavais devant les vidéos #Lush sur Instagram et devait me contenter de quelques pastilles effervescentes dans mon bain de pieds. Que je prenais dans un saladier (véridique).

Bombe de bain Lush
Ô splendeur céleste…

Une fois le bail de location de ma baignoire signé, je me précipitai donc chez Lush et me ruai sur la célèbre édition limitée Golden egg. À mon grand regret, je ne sortis pas de mon bain la peau toute couverte d’or, telle la James Bond girl de Goldfinger. Je ressemblais plutôt à une Vénus de Milo du pauvre, des paillettes dorées sur les bourrelets. Cependant, le virus du bain coloré et parfumé m’a durablement atteinte. Si bien que, sur l’étagère de ma salle de bains, un pot aux trésors recèle désormais ces précieuses boules de bonheur que j’établis comme première étape de mon rituel hebdomadaire.

James Bond femme dorée
Moi, me prélassant après une bombe Lush

Avant d’entrer dans l’eau – brûlante, je dois bien préciser -, je m’assure également d’avoir à ma disposition, sinon quelques amandes à grignoter, au moins un thé à savourer devant une niaiserie télévisée. Par niaiserie, j’entends que le seul critère de sélection de ce programme est la superficialité. Rien dans cet instant ne doit venir gâcher mon plaisir. J’ai découvert ainsi Great news et Insatiable, séries colorées et agréables qui ne valent que pour l’instant fugace du bain. La durée d’un épisode me laisse le temps d’appliquer mes masques visage et cheveux. Leurs scénarios, peu profonds, me permettent également de rincer mes soins sans rien rater de l’intrigue.

bain

Deuxième épisode. J’attaque le shampoing et surtout, le nettoyage à l’éponge. Konjac pour le visage, naturelle pour le corps. Cette remarque vous fera peut-être sourire, mais l’éponge naturelle est récemment devenue le sacro-saint support de nettoyage de mes pieds pourris. Mes répugnants pieds de sorcière, secs et pleins de corne, sont source de sensations désagréables au contact rugueux de la fleur de douche, comme du gant de toilette. Seule l’éponge me donne l’impression de couvrir mes arpions souffreteux de douceur. Une délivrance.

Bob l'éponge propre
Désolée, Bob. Maintenant, frotte mes pieds.

Générique de fin. Il est temps de sortir de l’eau. À grand regret, je m’extirpe de la baignoire et enchaîne avec un brushing qui me ramène à la dure réalité de l’air ambiant, froid et mordant. Heureusement, pour me réconforter, je ne manque pas de me masser longuement avec une barre de la marque Lush ; mon produit chouchou devant l’éternel. Après quoi, je termine par un spray de cologne du Couvent des Minimes. Le plus souvent, Aqua Mysteri, anciennement L’eau aimable, aux accents de fleur d’oranger. Après quoi je soupire, lasse, enfilant un pyjama propre et prête à aller me coucher.

Rendez-vous la semaine prochaine,

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