Shopping Haul accidentel
3615 CODE MY LIFE, Beauté, Culture & lifestyle

Un chien qui fait du yoga, une éponge vivante et une bombe de bain : mon heure de shopping compulsif (haul accidentel)

Je suis déprimée. Et quand je suis déprimée, je mange. Or, je suis au régime. En temps normal, je me rabattrais sur la cigarette. Or j’ai arrêté de fumer. Excuse parfaite pour m’adonner à mon troisième vice : l’achat compulsif.

Oniomaniaque ou acheteuse compulsive. C’est certainement le terme qu’un psychologue emploierait à mon sujet. Du moins, au sujet de la personne que j’étais il y de cela six ans. Une époque où je découvrais, non seulement la vie loin de mes parents, mais aussi Lyon, le grand centre commercial de La Part Dieu, les magasins de la rue Victor-Hugo et les alentours de la place des Terreaux. Je prenais le métro, j’entrais dans les boutiques et j’achetais tout ce dont j’avais envie. Jusqu’à ce que ma carte bleue ne passe plus. Et ce, pendant presque deux ans. Néanmoins, je vous avouerais qu’il est difficile de rester oniomaniaque lorsqu’on est étudiante sans aucun revenu.

acheteuse compulsive GIF

De ce fait, le trou dans mon compte en banque m’a radicalement soignée. Ma mère a dû combler mon découvert une seule fois et je me suis jurée qu’elle n’aurait plus jamais à le faire. Toutefois, je n’ai jamais été complètement guérie. Il m’arrive de temps en temps de craquer. Toujours dans les limites du raisonnable, même si à chaque fois, je me dis que je n’aurais pas dû dépenser autant. Mais une autre part de moi se dit aussi : « Et puis merde, les autres craquent bien aussi de temps en temps !  » Personne n’est parfait et surtout pas moi, alors à quoi bon ? ALLONS DÉPENSER DE L’ARGENT. Crise et pétage de plombs ce mardi. Banquier en berne ce mercredi.

Shopping-avril

Nous voici donc mardi soir. Je suis un peu mélancolique. Lyon me manque, je m’ennuie à mon travail, j’ai envie de chocolat… Non, pas de chocolat. Sinon, je ne perdrais jamais ces cinq kilos de gras qui me ceinturent les hanches. Mais je n’ai pas envie de rentrer… Je me sens si triste. Et si je m’achetais ce sérum lissant tout à fait abordable chez Avril, mon magasin de cosmétique bio adoré ? Allez, on n’est pas à 10 euros près. Tu parles ! Le doigt dans l’engrenage, je sors du magasin délestée de 30 euros. En plus du sérum, j’ai acheté un masque lissant, une éponge naturelle et une konjac. Je rêvais d’essayer l’éponge naturelle… Et bien, elle est douce comme un agneau nouveau né puis, sous l’effet de l’eau, on la croirait presque vivante. Avouez que son achat était indispensable.

Shopping Le Petit endroit Bomb cosmetics

Malheureusement, à mon grand regret, Avril ne fabrique pas de cubes effervescents pour le bain, ni de bain moussant. « Hum… Et si j’allais chez Lush ? », me dis-je. Mauvaise idée : avec leurs techniques de vente agressives, je m’en sors à chaque fois avec un déficit financier équivalent au PIB d’un pays pauvre. Toutefois, il me semble avoir vu un étalage Bomb cosmetics chez Le Petit endroit. Un brin moins chers que chez Lush, leurs produits sont suffisamment kitschs pour faire vibrer mon cœur. Une petite folie pour 3,90 euros… Foutu pour foutu, allons-y gaiement. Sauf que. Je me trouve incapable de me décider et repart avec non seulement une bombe de bain, mais aussi un crémeux de bain et un moelleux de bain. Et pourtant, j’ai l’impression que le nombre de bains colorés et parfumés qui m’attendent reste encore insuffisant.

shopping-flying-tiger

En parlant de bain, je me disais justement que je n’avais pas assez de place sur le bord de ma baignoire pour tout ce fatras. Peut-être trouverais-je une solution chez Flying tiger ? Passées les portes, mes coutures lâchent et il n’est désormais plus question de budget. J’attrape un panier et creuse un peu plus mon découvert à chaque rayonnage. Une boîte à fleurs pour ranger le café, un mini fouet pour mes mini petits-déjeuners, trois coupe-légumes, une pelle à tarte, une poubelle de salle de bains, des chips de noix de coco… Bref, n’importe quoi. Mais du n’importe quoi utile. Du moins, j’essaye de m’en convaincre. Concernant ma baignoire, je trouvai effectivement mon bonheur auprès de l’enseigne danoise. En teinte violet à paillettes. Évidemment.

chiens yogi flying tiger

C’est alors que j’aperçus la perle rare : un bibelot à poussière ridicule, mais dont je tombai immédiatement sous le charme. Un chien qui fait du yoga. CHIEN + YOGA = explosion de ma personne. Impossible de repartir sans. Au prix de deux euros, j’allais même en prendre deux, tiens ! Je sortis de la boutique les bras chargés, me disant que plus jamais, plus jamais on ne m’y reprendrait. Du moins, dès que j’aurais fait un petit tour dans cette parapharmacie, la seule à vendre le Yogi tea parfumé à la rose que j’aime tant. Puis bon, je n’ai plus de mélatonine… Une heure. Seulement une heure de temps et je m’étais encombrée d’une flopée de merveilleux objets.

Ai-je des regrets ? Oui. Vais-je prendre l’initiative raisonnable de rapporter tous ces achats compulsifs ? Non.

Je les aime et ils me rendent heureuse.

signature

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s