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Culture & lifestyle

Jamais sans mon soutif : pourquoi la tendance #Nobra ne passera pas par mes nibards

Il paraît que la tendance est de laisser son soutien-gorge au placard pour arpenter les trottoirs nénés libres, flottant aux quatre vents #Nobra. Je n’ai rien contre. Mais je ne suis personnellement pas prête de libérer les deux fauves sous mon pull.

 

soutien-gorge
Avouez que c’est particulièrement seyant…

Parce que je suis née un soutien-gorge sur la tête

Le saviez-vous ? Je suis issue d’une longue lignée de… Vendeuses en lingerie. En fait de longue lignée, ma grand-mère était l’heureuse propriétaire d’un magasin de sous-vêtements grande taille. Petite déjà, je parcourais les différents modèles sur les cintres-silhouettes et rêvais de porter cette parure Lise Charmel, ce push-up Lejaby, cette beauté en dentelles siglée Simone Pérèle. Si bien que, plus grande, grâce à la générosité de ma grand-mère, puis de ma marraine qui prit sa suite, je me constituai une collection de somptueux soutien-gorges. « Victime de l’oppresseur ! « , me railleront certains. « Non. Simple amatrice », leur réponds-je.

Simone Pérèle
Dieu, que les soutifs étaient jolis…

Car, au-delà de ce profond ancrage dans mon héritage ADN, ma passion pour la corseterie relève de l’amour naturel et sincère. Je trouve cette fine bretelle, ce bonnet et cette baleine qui suivent la ligne de mon sein simplement beaux. Je les aime. Dans ma garde-robe, grandes marques côtoient vêtements anonymes et chiffons Primark sans complexe. En revanche, mon tiroir à sous-vêtements recèle uniquement de grands noms de la lingerie. Chantelle et Pérèle en tête. Mes précieux mamelons ne sauraient souffrir du contact avec une triste brassière H&M ou un indélicat signé Etam. Les esprits enclins aux raccourcis faciles me traiteront cette fois-ci de précieuse rétrograde. Grand bien leur fasse ! Ma conscience sait qu’ils attaquent injustement un membre de leur clan.

 

soutien-gorge

Pour une question de confort

Le principal argument des pro #nobra repose sur l’idée qu’on est tout de même plus à l’aise sans soutien-gorge. L’enlever rimerait avec liberté retrouvée. D’accord. Si vous êtes mieux sans, vous avez raison. Personne ne devrait vous empêcher de le laisser au placard si tel est votre choix. Mais dans mon cas… Et bien, enlever mon soutien-gorge relève plus de la torture que du plaisir. D’abord, parce que ma poitrine peut remplir un bonnet D, voire E. Vous pouvez donc imaginer ô combien sans armature, mes gros nichons peuvent être lourds à transporter. Certaines n’en ont cure. Moi, je ressens une gène.  D’autre part, vous vous doutez que la gravité faisant son oeuvre, quelques menus frottements ont cours. Et bien, je ne connais pas de sensation plus désagréable que celle de devoir systématiquement glisser mon T-shirt sous mes seins pour ne pas qu’ils collent tel le UHU stick à la peau de mon ventre.

colle

J’irais même plus loin en affirmant que mon soutien-gorge est pour moi une seconde peau que je prends plaisir à enfiler. Littéralement. Lorsque j’achète un soutien-gorge, il est primordial, à mon sens, qu’il soit le plus confortable possible. Au point que je ne le sente pas. D’ailleurs, à ce propos, je crois que mon enfance passée dans les rayonnages de ma grand-mère m’a grandement éduquée sur ce point. Pour notre famille, le soutien-gorge n’a rien de sexuel, c’est un pur outil de maintien que l’on peut décliner dans de jolies matières et de belles formes. Dans ce contexte, se faire mesurer torse nu relève presque de la consultation médicale. Rien d’érotique, ni d’impudique. J’ai juste besoin du bonnet qui épousera parfaitement mon néné. Peut-être que si l’on enseignait cette philosophie à plus de jeunes filles, elles seraient plus à l’aise avec leurs poitrines.

 

soutien-gorge

Simplement parce que je me préfère avec un soutif

Au-delà même du confort, je n’aime simplement pas me voir habillée sans soutien-gorge. Peut-être que ce goût m’a été insufflé par quelques diktats sociétaux. Néanmoins, je ne me trouve pas jolie ainsi. Parce que Patty louche à gauche, et Selma à droite. Parce qu’on voit bien qu’ils tombent un peu. Parce qu’ils risquent de pointer. Mais surtout : parce qu’ils ont l’air quand même beaucoup plus plats sans maintien. Or, s’il est une caractéristique physique qui ne me complexe absolument pas, ce sont bien mes gros seins. Parfois, j’aimerais m’en débarrasser. Quand ils s’immiscent entre le tapi de yoga et moi, par exemple. Mais, au fond, j’en suis fière. Ils me précèdent, m’imposent, m’annoncent en trombe. Comme le disait Da Brat : « Guess who’s back in the motherfucking house / With two big old tities for your mouth ? »

 

Sur ce, j’vous laisse. Chantal Thomass m’appelle.

signature

 

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6 réflexions au sujet de “Jamais sans mon soutif : pourquoi la tendance #Nobra ne passera pas par mes nibards”

    1. Attention les filles, pas de raccourcis 😉. Ce n’est pas une question de forte ou de petite poitrine, juste d’appréciation personnelle. L’une de mes meilleures amies, qui m’a inspiré ce post, ne porte jamais de soutien-gorge et elle a des seins beaucoup plus volumineux que moi. Ha, ha, ha 😂😂😂🤣

      Aimé par 1 personne

  1. Un bien joli post. J’ai la chance d’avoir une petite poitrine et de jouer la fille libérée en été… et le reste de l’année la brassière est devenue mon meilleur allié maintenant que je suis coach. Mais rien n’égale de jolis dessous pour être Femme ! 😉
    Sabine

    J'aime

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