Fitbit
Culture & lifestyle

Comment mon bracelet connecté Fitbit régente désormais ma vie

Dois-je manger moins ? Manger plus ? Dormir moins ? Dormir plus ? Bouger moins ? Bouger plus ? Tant de question auxquelles, hélas, je ne puis répondre moi-même et dont j’ai chargé Fitbit, le bracelet connecté des sportifs.

 

Ne vous méprenez pas. Le sport et moi, ça fait quarante-huit. Toutefois, je porte ce smartband bien connu des joggeurs depuis maintenant un peu plus d’un an. La raison de cette adoption est le fruit d’une longue maturation. En l’an de grâce 2017, j’acquis une imitation – et non une contrefaçon, j’insiste bien – chinoise d’un bracelet Fitbit. Sobrement nommé « Veryfit« , l’objet tenait fort bien ses promesses. Tracker de sommeil et de pas, je n’en demandais pas davantage. Or, si cette honnête copie pouvait très bien convenir à un coureur souhaitant simplement chiffrer les distances parcourues, elle n’était que faiblement satisfaisante pour la yogi du dimanche que je suis.

Veryfit Fitbit
Photo souvenir

En effet, le Veryfit ne constitue, en réalité, qu’un simple podomètre capable de prendre approximativement notre pouls. Ses capacités peuvent donc vite se révéler limitées, lorsque l’on pratique un sport différent de la course ou de la marche. Là intervient Fitbit. Mon gentil smartband chinois m’avait convaincue de l’intérêt d’utiliser ces bracelets. Je nourrissais donc le projet de monter en gamme, puis me ravisait. Crainte que cet accessoire sportif ne me soit en réalité pas utile, à l’instar de ces rollers que j’avais fait acheter à mes parents en 1999. Puis vint ce jour fatidique où je montai sur la balance et me retrouvai devant un pénible constat : + 10 kilos dans les fesses. BIM ! L’après-midi même, j’arborais au poignet ce somptueux bracelet de fitness.

Fitbit
Aux grands maux les grands remèdes !

J’ai perdu mes kilos en trop. Puis j’ai déménagé, me suis retrouvée au chômage, ai dégoté un nouveau job, changé de vie… Tout ceci, en très peu de temps. D’où un stress canalisé dans les barquettes aux marrons et les cookies chocolat-noisettes de chez Picard. +20 kilos dans les fesses ! Double BIM ! C’est alors qu’il se mit à m’appeler, soigneusement rangé dans son tiroir. Mon Fitbit avait ressenti mon laisser-aller et m’enjoignait d’enfiler mes baskets pour une intense séance de cardio sculpt. Avant de poursuivre, je tiens à préciser que ces 20 kilos représentaient effectivement un surpoids par rapport à mon IMC. Je pratique également le sport dans une raisonnable mesure, avec deux jours de repos musculaire par semaine. Jeunes filles, pensez bien à tous ces paramètres avant d’entamer tout type de remise en forme / régime.

Fitbit Alta HR

C’est donc ainsi que je réenfilai le bracelet de silicone à mon poignet et le synchronisai à son application. Action toujours aussi pénible d’ailleurs. En effet, j’ignore si le problème provient de mon téléphone ou de mon Fitbit, mais la synchronisation automatique par Bluetooth n’a jamais réellement fonctionné. Quoiqu’il en soit, après les quelques minutes de galère d’usage, je ressentis sa vibration familière et enfin, je pouvais à nouveau embrasser l’épaule compatissante qui me soutiendrait durant ma perte de poids. Car oui. Là réside tout l’intérêt du Fitbit. Je suis, voyez-vous, maniaque et psycho-rigide. J’envisage les choses dans un cadre strict. Or, je suis également schizophrène flemmarde et désorganisée. Sans cadre autoritaire, je laisse tomber avant de m’effondrer dans un paquet de chips devant Netflix.

Fitbit

Fitbit était résolument fait pour moi. Dans la mesure où il revêt des allures de commandant en chef sympathique. Je possède un modèle basique, le Alta HR. Grâce à son capteur de fréquence cardiaque, plus perfectionné que celui de son cousin chinois, il mesure en continu toute mon activité et repère automatiquement mes séances de sport. Contrairement au Veryfit, je peux, grâce à l’application, renseigner une activité sportive qu’il ne serait pas en mesure de reconnaître. À partir des données du capteur, il déduit le nombre de calories brûlées et l’impact sur ma journée. L’insomniaque que je suis apprécie également son tracker de sommeil, qui me permet de collecter de précieux renseignements sur mes temps de repos et leur qualité.

Fitbit Alta HR
Les capteurs du Fitbit Alta HR

D’autre part, Fitbit connaît l’ensemble de mes menus, puisque je lui indique absolument tout ce que je mange. À ce propos, je regrette qu’on ne puisse pas enregistrer un repas type, comme le petit-déjeuner, qui dans mon cas, ne diffère pas tant d’un jour à l’autre. Mon smartband m’aide enfin à boire suffisamment, puisque tout verre d’eau échoue forcément sur la jauge de mon application. Je m’impose ainsi une discipline de fer que Fitbit va, en brave chef de régiment, traduire en chiffres et graphiques. Il est sans pitié, et ne m’épargnera pas si j’ai trop mangé ou pas assez dormi. Les courbes deviendront rouge sang ou je n’obtiendrais pas de petite étoile, ô combien satisfaisante. La quête du score parfait me pousse à m’améliorer sans cesse.

Fitbit

Ainsi traquée, ultra surveillée, et soumise à un système de récompense, je parviens à matérialiser mes objectifs. Je suis en mesure d’observer mes progrès, puisque mon application enregistre absolument tout. Personnellement, ce système me satisfait. Néanmoins, je conçois qu’il puisse poser problème sur un plan éthique. Quel intérêt la matrice pourrait-elle tirer de ces données ? Les revendre à Skynet pour connaître nos points faibles et ainsi enclencher le processus de destruction de l’humanité ? Je reconnais que la méthode a quelque chose de sensiblement glauque. Néanmoins, le jour du soulèvement des machines, je serais tellement terrorisée et mal avisée que je compterais sûrement parmi les premières victimes humaines. Alors bon, pourquoi se priver ?

signature

Fitbit Alta HR – à partir de 149,95 euros sur Fitbit

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s