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Culture & lifestyle

Soirées Netflix et tasse de thé : tant de séries et trop de temps à tuer

Netflix est une abomination pour qui, comme moi, vit seul(e) et est insomniaque. Lorsque péniblement, je ne parviens pas à fermer l’œil, la tentation devient trop forte. Le poison Netflix s’immisce dans mes veines et je binge watche jusqu’à m’effondrer de sommeil.

 

Ainsi donc, j’enchaîne les épisodes. Maintenue en haleine par les aventures de ces héros et héroïnes cathodiques, je ne vois plus le temps passer. Cependant, la sensation la plus terrible n’est pas d’affronter ma journée de travail avec seulement trois heures de sommeil dans les pattes. Non, le plus épouvantable et fatal constat est de m’apercevoir que j’ai visionné le dernier épisode. Ce triste moment, cette petite mort sonne comme un abandon. Toutefois, Netflix se révèle génialement vicieux. Par le biais de ses suggestions, je découvre rapidement de nouveaux terrains de jeu. Malédiction de l’algorithme.

Crazy ex girlfriend

Le retour de Crazy ex girlfriend

Tout a commencé ainsi. J’avais quelques temps délaissé mon abonnement Netflix, après avoir dévoré la tant attendue dernière saison d’Unbreakable Kimmy SchmidtTMC venait de relancer le Burger QuizNew-York Unité spéciale avait repris. Mes préoccupations télévisuelles avaient viré de bord. J’étais retournée aux circuits traditionnels. Et puis, ce grand malheur arriva. Un événement qui allait à nouveau insérer profondément mon doigt dans l’engrenage Netflix. Une notification, quelques mots. « Crazy ex girlfriend : nouveaux épisodes ».

Crazy ex girlfriend

J’ai découvert cette série l’an dernier. Et j’avais passionnément suivi les aventures de Rebecca, l’avocate un peu cinglée qui voit sa vie comme une comédie musicale. Oui, ça chante. Et quand ça chante dans ma télé, je ne répond plus de rien. D’autant plus que Rebecca se veut pulpeuse, avec de gros lolos, comme moi. J’ai envie d’être sa meilleure copine. Même si bon, elle a quitté sa brillante carrière new-yorkaise pour aller se terrer dans un bled paumé. Pour essayer de reconquérir le garçons dont elle était amoureuse à l’âge de 13 ans. Qu’elle n’a fréquenté qu’un seul été il y a 20 ans. Ouais bon, un peu psychopathe la copine.

Crazy ex girlfriend

Quoiqu’il en soit, j’étais ravie de retrouver ma vieille amie. Chaque nouvel épisode me ravissait et je trépignais d’impatience à l’idée de découvrir le grand final, plein de promesses. Or, ce grand final est arrivé bien plus vite que je ne l’imaginais. Cramponnée à mon coussin, galvaudée par le discours de mon héroïne, je jubilais de la scène, lorsque soudain… Générique. Rideau. Terminé. Netflix m’annonçait la fin. Je devais attendre une nouvelle année pour connaître la suite. Frustration, j’écris ton nom.

Insatiable

Devenir Insatiable

Il m’avait fallu moins de trois soirs lovée contre ma tasse de thé pour venir à bout de Crazy ex girlfriend saison 2. Je m’ennuyais donc ferme. Et tandis qu’en soupirant, je parcourais le catalogue Netflix des séries comiques… Ding, dong ! Nouvelle notification : « Nous avons ajouté une nouvelle série qui devrait vous plaire. » Voyons voir ça… « Insatiable : Longtemps moquée à cause de son poids, Patty est convoquée au tribunal lorsqu’un SDF porte plainte contre elle. Bob, son avocat, voit en elle une chance de se racheter. » J’avais envie d’un truc léger, alors j’ai cliqué.

Insatiable

Je n’avais pas eu vent de la polémique taxant la série de grossophobie, d’homophobie, et d’autres termes en -bie peu appréciables. C’est donc en toute quiétude que je me suis plongée dans l’intrigue. Bob invite Patty à participer à des concours de beauté. Or, la jeune fille enchaîne les catastrophes et coule son mentor avec elle. Pas exempte de clichés, Insatiable n’en reste pas moins un chouette divertissement. À mi chemin entre La Revanche d’une blonde et Miss détective, assaisonnée d’un brin de provocation facile, Insatiable a su comblé mon esprit en manque de légèreté.

Insatiable

Je n’en demandais pas plus. La narration à deux voix m’a particulièrement séduite, j’ai aimé les belles robes, et le beau Christian adepte de magie noire m’a fait doucement rigoler. Néanmoins, je me suis aperçue que mon samedi était terminé, et Insatiable avec lui. Une seule journée et déjà un retour à la case « ennui » annoncé. Je lançai donc YouTube en mode aléatoire sur divers podcasts culturels. Je ne saurais vous dire quel vidéaste a su titiller ma curiosité, mais le soir même, en mal de binge watching, j’ai tapé « Good girls » sur Netflix.

Good girls

L’apothéose Good girls

Tellement accroc que désormais, je fouillais les réseaux pour me nourrir de la moindre miette sur le service de vidéo à la demande. Tellement accroc que désormais, je devais me promettre d’éteindre l’écran après deux épisodes pour ne pas virer téléphage. Tellement accroc que Good girls  balaya d’un coup d’un seul toutes mes bonnes résolutions. Des mères de famille braquent un supermarché. Le caïd d’un gang les fait chanter. Elles finissent par faire affaire avec lui. Improbable, drôle, gentiment grinçant. Mon cœur bat fort pour cette série du canal NBC.

Good girls

Si fort que je ne veux pas qu’elle s’arrête. Pitié non, ne t’arrête pas. Dès le premier épisode, j’ai su qu’elle et moi devions passer de longues nuits sur ma tablette, toujours avec une tasse de thé, et en bonus, quelques mini galettes de riz au chocolat noir. Sauf que, le premier soir, j’avais déjà abattu quatre épisodes. Balayées, balayées, les résolutions ! Il fallait que je me reprenne. Sinon, mes nouvelles amies et moi allions nous séparer trop vite. C’est au terme d’importants efforts que je suis parvenue à égrainer les épisodes restants au fil de ma semaine. Néanmoins, ce soir, jour férié, je tiens ma triste récompense.

Good girls

Ce soir, je m’autorise à en regarder deux. Pour fêter la longévité que j’ai su accorder à Good girls. Toutefois, ces deux épisodes sonneront le glas de cette première saison. Je sais donc déjà, la mort dans l’âme, qu’un générique de fin va bientôt s’abattre sur cette belle histoire. Enfin… Jusqu’à la prochaine notification.

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