Teen movies
Culture & lifestyle

4 teen movies qui valent (vraiment) le coup d’oeil

Je déteste les teen movies, littéralement « films pour ados » à l’américaine. American Pie ne m’a jamais fait rire et aurait même tendance à m’ennuyer sérieusement. Pourtant, il existe quelques exceptions à la règle qui, je l’espère, attiseront votre curiosité.

 

Breakfast club

Breakfast club (1985 – John Hughes)

J’ai déjà évoqué plusieurs fois ce chef-d’oeuvre de John Hughes. Je vous sers donc ici un discours un peu réchauffé, mais j’ai pu constater que ce film était malheureusement méconnu auprès des plus jeunes. Bien sûr, Breakfast club repose sur des clichés typiquement américains. Dans un lycée de banlieue, l’intello, le bad boy, la fille populaire, la freak et le sportif se trouvent tous les cinq collés un samedi matin. Procédés de narration ordinaires, mais intelligemment exploités ici.

En effet, nos cinq ados que tout sépare vont progressivement se découvrir un tas de points communs. Vous l’aurez deviné, l’amitié n’est pas loin de naître. Toutefois, ce que j’apprécie dans ce film, ce n’est pas tant l’abattement des différences, mais le cheminement vers celui-ci. Dans Breakfast club, aucun personnage ne s’adapte à un groupe différent du sien pour y être accepté. Chacun fait un effort pour comprendre l’autre. Et avec un brin de tolérance et de compréhension, on s’aperçoit que l’autre n’est finalement ni hostile, ni foncièrement différent de soi. Un message, je pense, essentiel de nos jours.

 

jawbreaker

Jawbreaker (1999 – Darren Stein)

J’adore Jawbreaker et je suis triste qu’il ne soit jamais diffusé sur nos écrans de télévision français. Il mérite de devenir culte, mais a eu énormément de mal à passer les frontières. En bonne amatrice de cinéma de genre, son concept m’a tout de suite conquise. Vous savez ce qu’est un jawbreaker ? Et bien, ce sont ces gros bonbons ronds que l’on a coutume d’appeler « couilles de mammouth » par chez nous. Imaginez-vous en train de vous étouffer avec. Et bien, Darren Stein a eu l’audace d’imaginer un scénario où une adolescente meurt ainsi. Avouez que c’est grave cool.

La jeune disparue faisait partie de la bande de filles populaires de son lycée, ses meilleures amies. Amies qui, pour son anniversaire, ont décidé de lui faire une mauvaise blague et de mettre en scène son kidnapping. Elles débarquent donc chez elle, lui attachent les mains et la bâillonne… Avec un jawbreaker. Lorsqu’elles découvrent que leur copine ne respire plus, elles tentent de maquiller l’incident en meurtre. Jawbreaker a ceci d’intéressant qu’il se veut satirique et parodique. Il se moque volontiers des teen movies dont il s’inspire, sans jamais oublier qu’il en est un. Avec, en bonus, une Rose Mc Gowan machiavélique absolument jouissive.

 

Clueless

Clueless (1995 -Amy Heckerling)

Je n’en reviens pas. Quand il m’arrive de mettre ce film sur le tapis, soit on me répond qu’il est cultissime, soit qu’on n’en a jamais entendu parler. Vraiment. 50/50 à tous les coups. Si vous faites partie de la seconde catégorie de personnes qui ignorent tout de Clueless : vous voyez le clip Fancy d’Iggy Azalea ? Et bien, il en est inspiré. Dans ce film, Cher, une riche lycéenne de Beverly Hills tient le pari de faire le bien autour d’elle de manière absolument désintéressée. Or, elle découvre qu’en réalité, les coups de main qu’elle pense donner ne rendent pas les gens heureux.

Je pense que Clueless est un digne héritier de Breakfast club. En effet, à l’inverse de beaucoup de protagonistes typiques des teen  movies, Cher se rend compte qu’on n’aide pas les autres en essayant de les faire entrer dans un moule plus adéquat. Au contraire, il est plus sage de les accepter tels qu’ils sont et de faire l’effort de les comprendre. J’aime beaucoup Cher en ce sens. Même si elle est un cliché de fille blonde superficielle, elle se révèle parfois éloignée de cet archétype. La réalité se veut plus nuancée. Chose agréable pour un teen movie.

 

Un cadavre sur le campus

Un cadavre sur le campus (1998 – Alan Cohn)

Il m’en fallait un. Un film décérébré tout bonnement stupide pour que cette liste n’énumère pas uniquement quatre longs-métrages au sous-texte philosophique.  Je vous le concède : ce film est nul, nul de chez nul. Un gros navet purulent. Et pourtant, je l’aime bien. Pourquoi m’a-t-il fait plus d’effet qu’American Pie, dont il est en tout point semblable ? Je l’ignore. Peut-être en raison de sa bonne idée de départ. Vous connaissez cette légende urbaine selon laquelle, si un élève meurt au cours de l’année scolaire, toute la classe obtient son diplôme d’office ?

Dans Un cadavre sur le campus, deux étudiants trouvent trace de cette règle dans le règlement de leur université. N’ayant rien foutu de l’année et les examens approchant, ils décident de partir à la recherche du candidat au suicide idéal. Ne vous attendez pas à un film plein d’humour noir dans un trip à la C’est arrivé près de chez vous. En réalité, les péripéties se révèlent très convenues et on ne trouvera aucun cadavre sur le campus. C’est gras, très vulgaire, un peu crado aussi. Bref, très américain. Mais bon, des fois, on aime se laisser prendre….

 

Sur ce, bonne soirée pop-corn à tous !

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