Films loin d'être des chefs-d'oeuvre
Culture & lifestyle

4 films loin d’être des chefs-d’oeuvre mais que j’aime bien quand même

Vous vous souvenez, il y a quelques temps, je vous faisais part de ces quatre films adulés par tous et qui me laissaient pourtant de marbre. Et bien, pour ne pas qu’on me prenne pour une rageuse perpétuelle, j’ai décidé d’envoyer de l’amour à des œuvres qui n’en reçoivent habituellement pas, voire peu.

 

anaconda film 1997

Anaconda (Luis Lloza – 1997)

Un peu oublié de nos jours, Anaconda avait pourtant connu un certain succès à sa sortie.  Surfant sur la vague de séries B à base de monstres de l’époque – certainement provoquée par Jurassic Parc -, le bousin était quelque peu sorti du lot. Sûrement grâce à la présence d’Eric Stoltz au casting, second couteau américain, brillant alors de l’aura que lui avaient conféré Pulp Fiction et Jerry Mc Guire. Il faut dire qu’Anaconda ne vaut que pour sa présence. Il cabotine pas mal, mais je le trouve excellent en braconnier aveuglé par l’appât du gain, prêt à tout pour capturer un anaconda vivant. Quitte à prendre tout l’équipage d’un bateau en otage.

Personnellement, je le trouve bien plus flippant que les anacondas eux-mêmes. Je pense d’ailleurs qu’il s’agit d’un véritable parti pris. En effet, j’ai toujours trouvé que les cris des bestioles ressemblaient à s’y méprendre à ceux d’une femme qu’on agresserait. Rien que pour cette idée, je trouve ce film intéressant. Même si on avait déjà vu cette idée ailleurs, dans Massacre à la tronçonneuse 2, par exemple. D’un autre côté, Owen WilsonJennifer Lopez et Ice Cube nous servent un acting correct, loin d’être mémorable. Le montage reste, quant à lui, brouillon. Je me suis toujours sentie frustrée par la fin, extrêmement abrupte. Pour conclure sur un point positif, j’avouerais que je trouve un certain charme aux effets spéciaux… Mais restons-en là.

 

lovelace

Lovelace (Jeffrey Friedman – 2013)

Passé complètement inaperçu lors de sa sortie en salles et boudé par la critique, le film sur la gloire et la déchéance de la star du porno Linda Lovelace n’aura pas marqué les esprits. Bon, en 2013, on commençait à en avoir par dessus la jambe des biopics. Ça n’a pas aidé le film, certes. Mais si Amanda Seyfried crève littéralement l’écran, on ne peut pas dire que ses camarades de jeu soient aussi charismatiques, exception faite de Chris Noth, qui ne devraient décidément jouer que des producteurs de porno tant ce rôle semble taillé sur-mesure pour lui. Quoiqu’il en soit, je pense que le principal problème de Lovelace vient de sa réalisation, très scolaire et linéaire. Le film se contente de relater les faits, sans réellement impliquer son spectateur.

Et pourtant. Sur moi, ça fonctionne. Je vois presque Lovelace comme un docu-fiction. Loin d’être inintéressant. Bien qu’elle dépeigne des actions intimes, la pornographie a tendance à se contenter de montrer les choses, sans plus de mise en scène. Je surinterprète peut-être, mais j’ai l’impression que Lovelace transpose ce mode de narration au cinéma mainstream. Un choix judicieux, même si involontaire, puisque ce film raconte la vie d’une actrice X repentie. En effet, même s’il ne s’agissait pas d’une volonté du réalisateur, on a réellement l’impression d’observer la vie de Linda Lovelace de derrière une vitrine. Or, du point de vue de Linda, les pornstars de son époque sont l’égal d’un étal de viande chez le boucher. Ce film me fait réfléchir mine de rien, et je pense qu’en cela, il mérite un peu d’égard.

 

Vendredi 13 2009

Vendredi 13 (Marcus Nispel – 2009)

J’en vois déjà certains s’étouffer devant leur écran. Oui, j’ai bien aimé le remake de Vendredi 13 produit par Michael Bay. Je n’irais pas jusqu’à dire qu’il s’agit d’un formidable trésor du cinéma d’horreur… Mais je ne dirais pas ça du premier non plus. Soyons lucides : le Vendredi 13 original n’était qu’un plagiat opportuniste du grandiose Halloween de John Carpenter. Et il avait pour principal objectif de dealer du fun à base de sexe, d’adolescents têtes à claques et de meurtres les plus atroces possible. En cela, le remake remplit parfaitement le contrat. Des imbéciles qu’on prend plaisir à voir mourir : check, des boobs et des abdos : check, du sang à en remplir trois baignoires : check. Rien de nouveau sous le soleil. Mais bon, je n’en attendais pas plus, ni moins d’un Vendredi 13.

Pourtant, il s’agit de la principale critique adressée à ce film : rien de neuf. Mais à chaque fois que Jason a tenté de nouvelles choses, on ne peut pas dire que le résultat ait été probant. Tuer dans l’espace ou à New-York ne lui a pas franchement réussi. Alors bon, pourquoi ne pas rester sur la bonne vieille recette qui marche ? Certains diront que c’est un peu tirer sur la corde, encore et encore, jusqu’à l’usure. Mais, encore une fois, restons lucides : n’est-ce pas l’essence même de la franchise Vendredi 13 ? Personnellement, quand j’achète des bounty, je ne m’attends pas à être étonnée. Je veux ma dose de sucre et de gras pour m’en délecter avec un brin de culpabilité. Ben pour Vendredi 13, c’est pareil. Du sang, du sexe, du fun. Et rien d’autre.

 

Daylight

Daylight (Rob Cohen – 1996)

J’adore Stallone. Dans le combat millénaire qui l’oppose à Schwarzenegger, je rejoins volontiers son camp (même si j’aime bien Schwarzy aussi, je ne vais pas m’en cacher). Je considère que son travail d’auteur sur Rocky est sous-estimé, de même pour son interprétation dans le premier Rambo. Bon ok, il n’a pas fait que des chefs-d’oeuvre et a tourné dans pas mal de daubes. Cependant, il y en a une que j’affectionne particulièrement : Daylight. Un film catastrophe où, à la suite d’un accident, un tunnel s’effondre sur les usagers de la route, pris au piège par d’immenses blocs de béton. Heureusement, Sly passait par là et il est prêt à tout pour ramener les survivants vers la lumière du jour (j’ai compris le titre, t’as vu).

Vous l’aurez compris : Stallone est un héro et rien ne lui résiste. Les obstacles ne sont que des taupinières ridicules face à son intelligence, sa persévérance et ses muscles d’acier. C’en deviendrait presque ridicule… Si les scènes d’action n’étaient pas si spectaculaires. Depuis l’enfance, je reste marquée par ce moment de stress intense où notre brave Sly doit passer entre les lames d’une ventilation qui s’actionnent à intervalles réguliers. Sincèrement, à chaque fois, je me cramponne à mon canapé. Et ce, même si je sais pertinemment qu’il va s’en sortir. La sueur perle quand même à mon front. Là réside tout le charme de ce film. Il n’a pas révolutionné son genre et ne deviendra jamais aussi culte qu’un Demolition man. Cependant, je crois qu’il mériterait tout de même une réputation d’honnête divertissement, sans prétention.

 

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