Culture & lifestyle

4 films adulés par tous qui me laissent pourtant de marbre

On les a plébiscités, adorés, qualifiés de chefs-d’oeuvre… Pourtant, certains n’ont pas compris l’engouement. Et je fais partie de cette minorité de personnes aigries et acerbes. Je n’irais pas jusqu’à dire qu’ils sont tous mauvais, mais rien n’y fait. Au risque de vous décevoir, je ne peux pas voir ces quatre films en peinture.

 

inception

Inception (Christopher Nolan – 2010)

Et toute la filmographie de Christopher Nolan en général. Avec de gros guillemets cependant, car j’avoue avoir passé de très bons moments devant ses Batman et Le prestige. Je reconnais tout le génie du bonhomme et ne me permettrais pas de qualifier Inception de navet. Je ferais preuve de la mauvaise foi la plus crasse. Toutefois, je m’ennuie à mourir devant la plupart de ces films. Je ne sais pas à quoi ça tient mais, dans le cas de Inception, je m’endors systématiquement au deux tiers du film. Je n’en reviens pas moi-même : j’ai dû essayer de le regarder trois ou quatre fois, avec toujours le même résultat. Sommeil profond et filet de bave au coin des lèvres. Nolan a sur moi l’effet du phénorbital. Je crois qu’en réalité, j’ai très vite intégré les ressorts scénaristiques qu’il emploie. Si bien que, devant Inception, j’ai plus ou moins compris la chute dès le début de l’intrigue. Et sans mind fuck, le cinéma de Nolan peut parfois se révéler sans saveur…

 

Requiem for a dream

Requiem for a dream (Darren Aronofsky – 2000)

J’ai connu un charmant garçon. Nous nous entendions parfaitement et quelque chose semblait naître entre nous. Un jour, je suis passée chez lui, sous prétexte de mater Evil Dead 2. En entrant dans le salon, j’aperçois une affiche au-dessus du canapé, je me penche pour la distinguer… Requiem for a dream. Sitôt, j’ai su que même s’il me happait avec l’un de mes films préférés, tout espoir de « plus si affinités » s’évanouissait avec ce poster. Oui. Je déteste Requiem for a dream à ce point. Je n’ai pas tant de choses à reprocher à la mise en scène, au montage épileptique, ni même à la bande son – trop entendue aujourd’hui, je vous l’accorde. Ce qui m’agace si prodigieusement, c’est d’abord la présence de Jared Leto au casting. Je ne supporte pas sa prestation maniérée au possible pour se donner de la constance, alors qu’il a autant de charisme que ma paire de chaussettes trouée du laundry day. D’une manière générale, je trouve que TOUT en fait des caisses dans ce film. C’est putassier au possible et ça se veut réaliste, alors que bon, même s’ils ont voulu l’enlaidir, je vous assure qu’aucune camée à deux doigts de l’overdose ne ressemble à Jennifer Connelly. Et la mère accroc à la télé… AU SECOURS ! Sous son faux air rebelle, ce film baigne dans le moralisme à deux francs et la psychologie de comptoir.

 

Mes meilleures amies

Mes meilleures amies (Paul Feig – 2011)

Vaste débat intérieur. Je ne comprends définitivement pas l’attrait suscité par les nouvelles stars de la comédie américaine : Seth RogenPaul FeigMelissa Mc CarthyTina Fey… Ils ne me font que très rarement rire. Toutefois, l’horreur absolue, le pire du pire, le summum du mauvais goût, le Moriarty de mon Sherlock reste, encore et encore, Mes meilleures amies de Paul Feig. On me l’avait présenté comme le renouveau de la comédie américaine, une perle d’humour, avec des femmes qui osent jouer avec l’obscène. Et quand je dis « on », ça inclut mon entourage, mais AUSSI les critiques de cinéma. Première a mis quatre étoiles à ce film. Rien que ça… En fait d’humour corrosif pseudo féministe, j’ai eu droit à une bande de demoiselles d’honneur qui se font caca dessus et se chamaillent pour des gamineries sur fond de prince charmant. Vous trouvez ça hilarant et délicieusement osé ? Expliquez-moi, par pitié, je veux comprendre !

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Moi devant Mes Meilleures amies

Personnellement, je trouve la scène de l’orgasme simulé dans Quand Harry rencontre Sally bien plus drôle, audacieuse et résolument féministe qu’une crise de diarrhée en robe du soir. Quoi, les excréments sont devenus le nec plus ultra des humoristes subversifs ? Qu’il vienne d’un homme ou d’une femme, l’humour scato m’a toujours paru fainéant et même d’une tristesse absolue… Encore plus triste, cette pauvre Melissa Mc Carthy, condamnée à des rôles de grosse crado vulgos. Le jour où un réal lui fera jouer un rôle de femme ordinaire, sans allusion aucune à ses kilos, ni quelconque souci lié à son apparence, là vraiment, on aura fait un grand pas. Mais pas dans cette purge, ouvrez les yeux, bon sang !

 

Ace ventura

Ace ventura, détective pour chiens et chats (Tom Shadyac – 1994)

Haem ! Je crois que dans le cas d’Ace Ventura, je n’ai pas pu apprécier son visionnage car je ne l’ai pas vu à la bonne époque. Contrairement à beaucoup de mes contemporains, il n’a pas bercé mon enfance. En effet, je l’ai enfin vu… Il y a environ deux mois. Et si Jim Carey nous offre du grand Jim Carey cartoonesque au possible, le tout dans une ambiance de dessin animé franchement réussie, je trouve que ce film a atrocement mal vieilli. Aujourd’hui, Carey sait mieux doser son art et a appris à se diriger vers des projets sachant mettre son jeu hystérique subtilement en valeur. Ace Ventura veut trop en faire, dans la surenchère, tout le temps. C’en devient insupportable. Mais même sans ça, je ne trouve pas le personnage attachant pour deux ronds. C’est un immonde connard. Il paraît que c’était le but recherché, certes. Je ne suis pas allergique aux anti-héros, au contraire. Je les a-do-re. D’Ash dans Evil Dead, en passant par le docteur Cox de Scrubs, jusqu’à James Spader dans Blacklist.

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Ma réaction devant les bouffoneries d’Ace Ventura

Mais là, rien… Je prendrais même plaisir à voir Ace Ventura trucidé par sa bande d’animaux tant il m’insupporte. J’ai également un problème de fond avec ce film… Ne vous méprenez pas, je ne suis pas du genre à crier au racisme, au sexisme, à l’homophobie à tout bout de champ. Il faut aller sévèrement loin pour me choquer. Or, bizarrement, j’ai été quelque peu gênée par la transphobie et le sexisme d’Ace Ventura. Les femmes n’y sont que faire-valoir, mais dans une mesure commune à beaucoup de films de cette époque, on a l’habitude. En revanche, voir Jim Carey se rincer la bouche au détergent parce qu’il a embrassé un transsexuel sans le savoir… Pour la première fois, ça m’a fait bobo dans mon petit cœur. Parce que j’aime profondément cet acteur. Notamment dans ces rôles de paumés, d’exclus, qui ont certainement fait beaucoup de bien à des personnes se sentant elles-mêmes paumées et exclues. Alors le voir s’en prendre à une minorité dans un film considéré comme l’une des meilleures comédies de sa carrière… Sincèrement, ça me fait de la peine.

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