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Culture & lifestyle

Série / Ciné / Livre : quoi voir, quoi lire en ce début de printemps ?

Plébiscités ou non, je vous livre mes coups de cœur  du moment. Parce que le beau soleil qui pointe le bout de son nez nous donne envie de lire en terrasse. Puis, en rentrant, de se poser au frais devant un divertissement sympathique. Au ciné… ou sur son canapé.

 

everything sucks!

❤ La série : Everything sucks! (Netflix)

Une chose est sûre : Everything sucks! ne marquera pas les esprits. Surfant sur l’actuelle vague rétro-nostalgique, la série nous narre les amourettes et conflits personnels d’un groupe d’adolescents au milieu des années 90. Dire que le scénario est entendu serait un pléonasme. Rien ne nous inspire la surprise. La réalisation, quant à elle, manque cruellement d’audace et se veut des plus simplistes. Oui, mais. Je me suis laissée prendre au jeu des références semées au vent : Tori Amos, VHS et HTML 2.0. Tant de souvenirs égrainés dans un récit feel good sans prétentions ne fait jamais de mal. Alors certes, on ne trépigne pas beaucoup sur son siège. Cependant, Everything sucks! se savoure comme un verre de rosé en été. Comme un plaisir simple, éphémère, sitôt oublié.

Bon nombre des personnages de la série souffrent d’un développement bâclé. On ne parvient que rarement à leur allouer notre attachement. Toutefois, deux d’entre eux m’ont paru particulièrement réussis : Luke O’Neil, adolescent passionné de vidéo abandonné par son père, et Kate Messner, jeune homosexuelle en plein questionnement identitaire. Everything sucks! n’est réellement intéressante que lorsqu’elle s’attarde sur leur relation torturée. Le reste n’est pas déplaisant, loin s’en faut, juste agréable à regarder sans qu’on y saisisse la moindre étincelle de génie. Netflix a récemment annoncé l’annulation de la série. Néanmoins, sachez que l’arc narratif de son unique saison se conclut lors du dernier épisode. Idéal plaisir d’été.

 

L'île aux chiens

❤ Le film : L’île aux chiens (Wes Anderson)

J’aurais pu vous expliquer à quel point j’ai adoré Ready player one, retour en grâce du grand maître Spielberg. Sauf qu’on en a beaucoup trop parlé sur les Internets ces derniers temps, et que je préfère ajouter ma pierre à un autre édifice. Celui de L’île aux chiens, du réalisateur-star Wes Anderson. Fervente défenseure de la team toutou, j’ai évidemment été charmée par l’histoire de ce petit garçon cherchant son chien sur une île-poubelle. Île-poubelle où tous les canidés d’une ville japonaise ont été déportés sous l’impulsion d’un maire dictateur. Puis, j’aime la stop motion. Et autant vous dire qu’en termes d’animation image par image, je m’en suis pris plein les yeux. Tous ces petits détails, le vent dans le poil des adorables chiens, la poésie des estampes japonaises… TOUT m’a subjuguée.

Au-delà du travail d’orfèvre qui me séduit toujours dans ce genre de production, j’ai grandement apprécié le travail sur le langage. Comme l’indique le panneau à l’ouverture, les aboiements ont été doublés en anglais (français pour la VF), et les dialogue en japonais sont soumis à la présence d’un traducteur automatique ou d’un interprète. Ce qui signifie que, si aucun traducteur, ni personnage d’interprète n’est présent à l’écran, nous restons démunis devant l’idiome nippon. Toutefois, le message passe par l’expression, l’intonation. Rien ne gêne réellement la compréhension. Jolie trouvaille. Je ne saurais comment m’étendre plus en superlatifs. Soyons brefs : allez voir L’île aux chiens. Point, fermez les guillemets.

 

The end of the fucking world

❤ Le livre : The end of the fucking world (Charles Forsman)

J’ai beaucoup aimé la série Netflix. Son charme à la Juno, sa fin ouverte et sa réal un peu… B.D. Du coup, quand je suis tombée sur la version française du roman graphique original, je me suis jetée dessus comme un affamé sur un plat de lasagnes. Comment résumer mon avis ? Et bien, je dirais que si j’avais eu quinze ans aujourd’hui, The end of the fucking world aurait été mon livre de chevet. Je l’aurais traîné partout et déjà lu une bonne centaine de fois. On dit que l’être humain forge ses goûts à ce jeune âge. Alors forcément, j’ai passionnément adoré ce petit bouquin et en suis à ma troisième lecture. Il faut dire aussi que les histoires d’ados inadaptés, c’est un petit peu, voire carrément ma came. Donc un enfant tueur et une gamine en conflit avec l’autorité, j’achète.

The end of the fucking world

Si vous n’avez pas vu la série, The end of the fucking world raconte la fugue d’un couple d’adolescents. Sur leur route, ils vont croiser un tueur psychopathe et l’assassiner en légitime défense, engendrant ainsi une course poursuite avec la police. Le récit est cynique, violent et injuste. Les âmes sensibles et romantiques s’abstiendront, tandis que les amateurs de prods indé américaines s’en délecteront. J’ai tout de suite remarqué le trait inspiré par Charles Schulz, père de Snoopy. En grande fan, j’ai compris que l’auteur et moi parlions le même langage. Jusqu’à la fin, j’ai retenu mon souffle. Et ce, même si je connaissais à peu près l’issue du récit. Issue qui, d’ailleurs, ne devrait jamais avoir de suite. Cette histoire est parfaite. Prière Netflix de ne jamais sortir de saison 2.

 

Et vous, quels sont vos coups de cœur du moment ? 😉

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