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Culture & lifestyle

3 films à base de drag queens pour voir la vie côté paillettes

Depuis l’arrivée de RuPaul’s Drag race, je nourris une tendresse toute particulière pour les drag queens, ces personnages hauts en couleurs et fabuleux. Si bien que je me suis constitué une petite vidéothèque à leur sujet, qui commence évidemment par les classiques Paris is burning et Priscilla folle du désert.

 

Toutefois, je pense que pour introduire ce thème aux curieux non-initiés, les comédies aux références plus contemporaines paraîtront plus séduisantes. De plus, ces quelques morceaux choisis se révèlent un peu moins connus du grand public. Une belle occasion d’en faire la promotion. Puis, avantage non négligeable, ces trois films sont faciles d’accès, car disponibles sur Netflix.

 

Kinky boots

Kinky boots (Julian Jarold – 2005)

On commence par l’exemple le plus mainstream. Tiré d’une histoire vraie, Kinky Boots raconte l’histoire de Charlie Price, héritier d’une fabrique de chaussures en cuir en grande difficulté financière. Un soir, alors qu’il se promène dans les rues de Londres, il fait la connaissance de Lola. Celle-ci se trouve malmenée par des noctambules éméchés. Et dans la pagaille, elle casse le talon de sa chaussure. Plus tard, en sereine compagnie de Charlie, elle explique que ses chaussures se brisent souvent, car elles ne sont pas adaptées à la morphologie masculine. Vous l’aurez deviné : Charlie va l’embaucher comme consultante afin de créer une gamme de chaussures spécialement pour les drag queens, et ainsi redresser son entreprise. Choc des cultures, etc, etc.

Jolie bluette américano-britannique, Kinky boots n’est pas sans rappeler Billy Elliott. Notamment par le milieu social ouvrier parfois intolérant qu’il dépeint. Toutefois, sa trame narrative se veut très entendue : on devine par avance la succession des événements. On appréciera cependant le naturel employé pour présenter Lola. Le film entend sortir sa drag queen du monde du spectacle et s’attarder plus longuement sur la vie quotidienne de ce personnage. Loin d’être résumée à un homme efféminé et victimisé, Lola semble finalement plus en accord avec son identité propre que les personnages qui l’entourent. Un point de vue plutôt intéressant sur ces thématiques. À noter que Kinky Boots a eu droit à une adaptation en comédie musicale avec des chansons signées Cyndi miss LGBT Lauper. Excusez-moi du peu.

 

Cherry pop

Cherry pop (Assaad Yacoub – 2017)

Dans une boîte drag queen un peu craignos nommée Cherry pop, un homme entreprend de réaliser l’un de ses plus grands rêves : se travestir, monter sur scène et brûler les planches. Malheureusement, il va se heurter à l’hostilité de ses collègues de drag, pas vraiment enchantées par sa présence. Pire, elles vont découvrir qu’il est hétérosexuel, chose rare et mal vue dans leur milieu. Cherry pop  n’a connu qu’une sortie discrète en vidéo à la demande, sans vraiment faire de vagues. Pourtant, la présence de deux stars de Drag race au casting, Bob the Drag queen et Tempest du Jour, aurait pu jouer en sa faveur.

Malheureusement, les critiques n’ont pas été très tendres, décriant une réalisation cheap dans un décor unique peu reluisant. Selon moi, ces personnes sont passées à côté de l’essence même de ce petit film indé : la touche drag queen. Tempest du Jour, dont l’apparition dans Drag race n’a pas vraiment rendu justice aux talents, livre du pur mélodrame outre-mesure dans la plus géniale tradition drag queen. Le film donne également à voir plusieurs saynètes typiques des shows drags, toutes en grossièreté burlesque. Un bon moyen de découvrir cette ambiance pour les non -initiés ou de s’en délecter pour les fins connaisseurs. Enfin, Cherry pop vaut le coup d’œil ne serait-ce que pour la prestation de Bob the Drag queen, fabuleuse en maîtresse de cérémonie à la langue bien pendue. Convaincu-e ?

 

Hurricane Bianca

Hurricane Bianca (Matt Kugelman – 2016)

Un jeune professeur accepte un poste d’enseignant titulaire dans une petite ville. Malheureusement, sur place, il est renvoyé après la découverte de son homosexualité (oui, c’est un motif de renvoi légal dans certains états américains). Hyper remonté, il décide de prendre sa revanche et de se faire passer pour la nouvelle professeure : Bianca Hurricane. Bizarrement, il va se trouver bien plus d’assurance dans ce travestissement que sous sa « véritable » identité. Hurricane Bianca est le contre-exemple parfait de Cherry Pop. Les anciennes candidates de Drag race sont parvenues à faire de ce film un joli succès d’estime. Si bien qu’une suite est en cours de production. Il faut dire aussi que Bianca Del Rio demeure la gagnante de Drag race la plus populaire.

À savoir au sujet de Hurricane Bianca : soit on entre dans le délire, soit on ne tient pas le premier quart d’heure. Le film est basé d’un bout à l’autre sur l’esthétique et la culture drag queen, dont le maître-mot, rappelons-le, est et restera : « Too much is too much ». Oui, ça en fait des caisses et ça ne tient pas debout une seule seconde. Mais justement : chez les drags, c’est ça qu’on aime. Bianca Del Rio se définit comme une drag queen old school qui perpétue une tradition. D’autres lui préféreront les petits sketchs impertinents des protagonistes de Cherry pop, plus modernes et moins hytérico-électriques. On ne peut toutefois nier que, dans ce film, Bianca excelle dans son art. Si bien que j’irais presque jusqu’à dire qu’elle assoit son titre de queen des queens. BADASS.

 

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