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Culture & lifestyle

4 séries disponibles sur Netflix à binge watcher d’urgence

Je suis au chômage. Du coup, j’ai un peu de temps pour me perdre dans les méandres de Netflix. Et j’ai récemment eu quelques coups de cœur insoupçonnés pour des séries qui, d’ordinaire, m’auraient laissée de marbre. Vous voulez savoir lesquelles ?

 

glow

Glow

Dans le cas de Glow, j’aurais pu être la spectatrice idéale. J’aimais l’idée d’une équipe de catch féminin, composées de filles de toutes formes, de tous âges et de toutes origines. De plus, j’avais apprécié le divertissement desservi par Les Reines du ring, film français du même acabit. Pourtant, j’ai déchanté au premier épisode de Glow. J’ai trouvé l’action un peu désuète et la personnage principale pas charismatique pour deux ronds. Puis, je me suis laissée embarquer.

glow
Oui bon, te la pète pas non plus !

Plus l’intrigue avance, plus les thématiques sur la différence et les tabous encore tenaces dans les années 80 se développent. Pour ne rien gâcher, à l’exception de la très fade héroïne, les autres personnages sont tous hilarants. Je reprocherais cependant à la série de ne pas aller plus loin dans son propos ouvertement féministe. Ok, on parle de règles et on voit une femme faire un test de grossesse en détails… Mais il manque encore un peu de folie, on sent une légère retenue. Qui sera abolie, je l’espère, dès la saison 2.

 

BoJack Horseman

BoJack Horseman

Alors là, on ne pouvait pas trouver pire cliente pour un dessin animé classé adulte que moi. J’aime bien les Simpson, mais sans plus. American dad ne m’a jamais passionnée et, malgré ma tendresse pour ses créateurs, je n’accroche pas à South Park. Puis, on m’a présenté BoJack Horseman comme un brûlot subversif sur les déviances d’Hollywood. Tout pour me gaver d’avance. D’où mon retard à visionner cette série. Mais j’ai laissé une chance au produit et je dois bien avouer que l’histoire de ce cheval anthropomorphe star de sitcom has been ne manque pas d’audace et d’humour.

Bojack Horseman

La satire est-elle particulièrement remarquable pour autant ? Je n’irais pas jusque là. On a déjà vu ces reproches adressés à l’industrie de la télévision et du cinéma dans un tas d’autres œuvres, de Map to the stars en passant par Mullholand drive. Est-ce si grave ? Non, pas du tout. BoJack Horseman est un petit bijou, ponctué de références culturelles délectables et d’une bande son léchée au millimètre. Très drôle, dramatique parfois, on en vient à oublier que l’on suit un bestiaire loufoque dans un dessin animé… Le tout, dans un décor aux couleurs chatoyantes où le politiquement correct n’existe pas.

 

Chewing Gum

Chewing-gum

ALERTE : coup de cœur total et violentissime ! Autant vous le dire tout de suite : j’adooooore les séries afro-américaines. Je suis une fan absolue d’Everybody hates Chris et du Cleveland show. Pourtant, je n’étais pas emballée par Chewing-gum. Parce que ça parle de cul et que le côté too much volontaire de la mise en scène n’est pas très ragoûtant de prime abord. Mais, mais, mais… Finalement, j’ai dévoré les deux saisons en une soirée. Tracey évolue dans une banlieue pauvre, au sein d’une famille extrêmement croyante, et cherche à perdre sa virginité à tout prix.

Chewing Gum

Censé être drôle de prime abord, le propos dresse en réalité un portrait dramatique de certaines couches de la population américaine, en proie aux inégalités et à la misère sociale. J’aime particulièrement le fait que les personnages ont tous l’air plutôt authentiques. Personne n’est un canon de beauté, personne n’est purement vertueux et personne n’est entièrement coupable. Pourtant, ce constat n’empêche pas Chewing-gum d’être carrément osé et incroyablement rocambolesque.

 

Bates Motel

Bates Motel

Un prequel/reboot de Psychose ? Mais, pourquoi ?! Les suites au célèbre classique signé Hitchcock sont toutes très oubliables. L’original est formidable, tout le monde l’aime, c’est une référence. Laissons-le tranquille. Et puis, Hélène de Mon Blog de fille a parlé de la série en des termes mélioratifs. Or, j’aime bien Hélène. Me voilà donc, un soir d’ennui en train de visionner le premier épisode de Bates Motel. Verdict ? Je suis ACCROC. Alors certes, on est loin, très loin, de l’ambiance du film de 1960. Bates Motel se déroule de nos jours et s’attache à raconter les origines de la psychose du jeune Norman Bates.

Bates Motel
Beuuuuurk

Bonne idée. Puisque l’on développe une histoire encore jamais contée, la toile reste plus ou moins vierge et l’on ne s’offusque pas des infidélités au récit original d’Hitchcock. De plus, la ressemblance entre le jeune acteur et Anthony Perkins est absolument troublante. Presque tout autant que le contenu. La relation ambiguë entre Norman Bates et sa mère, l’environnement perverti par le trafic de drogue et le frangin né d’un inceste… Au fond, ce gamin n’avait aucune chance de devenir normal un jour.

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