3615 CODE MY LIFE, Culture & lifestyle

Mes années lycée en une série, un film et un album

C’est la rentrée. Ma plus jeune cousine vient de passer les portes du lycée, me filant un petit coup de vieux au passage. L’occasion de ressasser les souvenirs d’une époque révolue. D’une adolescence passée, dont on ne se remet jamais vraiment…

 

How I met your mother

How I met your mother

Je suis restée fidèle à HIMYM jusqu’au bout. Devenue culte dès les premiers épisodes, la série s’est par la suite perdue dans les méandres de la surenchère, devenant une parodie d’elle-même. Pourtant, je l’aime d’un bout à l’autre. Parce qu’elle incarne toute une époque à mes yeux et qu’à l’instar d’un producteur devant sa poule aux oeufs d’or, je ne voulais pas voir la magie s’éteindre.

How I met your mother


HIMYM, ce sont des aprems assis sur la pelouse devant le lycée, en plein débat sur l’identité de la « mother ». Ce sont les teams « Eriksen », « Stinson » et « Mosby » qui s’entre-tuent pour savoir qui est le meilleur. Ce sont des moments de fou-rires legendary, des envolées de cafsouris, des parties on suit et des bandes de whouhou à chapeaux de cowbow. Plein de bandes de whouhou à chapeaux de cowbow. Car mes copines et moi, nous étions des whouhou. Et cette sensation s’avérait délicieuse.

How I met your mothr
Pam, ta ta ta… Ta, ta, ta, da, da…

Quand HIMYM s’est arrêtée, j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps. Mon coeur s’est littéralement fissuré, j’en avais presque mal. Parce qu’avec cette série, un chapitre de ma vie s’est refermé. Entre la première et la neuvième saison, j’étais devenue une adulte. Mes amis et moi sommes partis loin de la pelouse du lycée. Certains sont désormais parents. D’autres ont obtenu un diplôme dans une fac de cinéma. La plus raisonnable a tout plaqué pour un cinq étoiles. La plus barjot écrit des conneries sur internet. Et quelques uns se sont écartés de notre route. D’une certaine manière, la vie peut effectivement sonner comme la fin d’une série. Une série qu’on a aimée, puis regardée s’éteindre d’un air distant.

 

camping

Camping

Personne n’a pris le contrôle de ce blog. Oui, c’est bien moi, Lily. Et j’admets aimer Camping. Le film est sorti bien avant mon entrée au lycée et bien avant mon entrée au lycée, il me faisait déjà rire. J’assume. Si je le rattache à cette période de mon adolescence, c’est parce qu’il en a bel et bien fait partie. La faute à Madame Chabaux, éminente professeur de Littérature. Celle-ci eut la merveilleuse idée de passer en cours une adaptation du Don Juan de Molière avec… Claude Brasseur dans le rôle de Sganarelle. Et peu importe l’honorable carrière de ce grand acteur, pour ma pote Maumau et moi, il restera à jamais Jacky Pic du camping des flots bleus.

camping
Désolée, mais ça me fera toujours rire…

À partir de cet instant, nous nous sommes enivrées de répliques de ce film beauf à souhait, que ni l’une ni l’autre n’avait honte de connaître par coeur. Si bien que parfois, nos conversations pouvaient ressembler à ça :
« Logicamp ou pas Logicamp, je vois pas comment l’informatique peut mettre à mal une certaine logique !
– Remets la caravane sur la boule, maman ! Les vacances sont finies, on rentre à Melun ! »
Camping est alors devenu un code entre ma copine et moi. Quelque chose qui renforçait nos liens que les personnes extérieures ne pouvaient pas comprendre. Notre truc à nous. Et à nous seules.

camping

Aujourd’hui, lorsqu’en zappant sur la TNT, je tombe sur Camping, je le revois avec plaisir. Je ris encore plus fort que les premières fois. Parce que Frank Dubosc a prononcé les mots « Alors, on n’attend pas Patrick ? », mais aussi parce que je revois Maumau les prononcer. J’anticipe les gags à venir et je jubile lorsque je vois Sophie Gatineau mimer le Bunny ou Mendes réparer la voiture de James Bond en vitesse accélérée. Ce scénario potache nous a rapprochées et liées pour encore des milliards de rediffusions. Et voilà comment un film de Fabien Onteniente est devenu l’un de mes meilleurs souvenirs. #GuiltyPleasure

 

BB Brunes nico teen love

BB Brunes – Nico teen love

Je devrais avoir honte. En tant qu’amatrice de punk rock, il n’est pas très glorieux d’aimer BB Brunes, groupe baby rockeur made in Neuilly marketé pour plaire aux minettes. Et bien, au lycée, j’étais une minette. Je suis un peu passée à côté du premier album, Blonde comme moi, mais lorsque Nico teen love est sorti, j’ai été profondément séduite par ses accents gainsbouriens. Des chansons romantiques, du sexe, des faux voyous, de la drogue et des jeux de mots prétendument poétiques. Il n’en fallait pas plus à l’époque pour me faire chavirer. J’ai donc suivi le troupeau.

BB Brunes
Tu le sens là, le Skyblog ?

Et me voilà en train d’expliquer au prof de musique l’absence de Fanny. Adrien avait jeté son T-shirt dans la foule. Les filles se sont battues pour le garder et Fanny s’était pris une méchante droite dans la mêlée. Œil au beurre noir. Parce que c’était ça BB Brunes, une liesse rock’n’roll qui avait subitement saisi toute la jeunesse hexagonale. Certes, nous n’écoutions pas que des chefs-d’oeuvre, mais le mouvement des baby-rockeurs a eu le mérite de nous ouvrir au rock. D’un coup d’un seul, les Stones résonnaient à nouveau dans les casques. Moi, j’aimais Pat BenatarHole, Clapton et je découvrais le punk français, La Souris déglinguéeGuerilla PoubelleOTH

BB Brunes
Les rebelles du seizième

Avec Nico teen loveBB brunes confirmait sa suprématie sur le mouvement. J’avais même acheté le vinyle sur les conseils de mon gourou, Philippe Manœuvre. Le machin avait un son épouvantable. Cet album phénomène suivant le méga tube Lala love you avait eu un impact jusque sur nos comportements vestimentaires. Les filles se paraient de blazers et les mecs chaussaient des bottines à bouts pointus. Pour peu qu’ils adoptent le cheveu mi-longs négligemment décoiffé, ils devenaient des play-boys incontournables, peu importe le nombre de boutons qu’ils avaient sur la tronche. Bref, les BB Brunes, c’était un peu plus que la B.O de nos roulages de pelles, c’était toute une époque.

 

Elle me dit qu’elle n’aime que les slows en anglais,
j’expire un Shakespeare très français…

(Jsuis sûre que t’as chanté là, avoue !)

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