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Rockyrama Challenge #4 : Stallone et les Clowns tueurs de l’espace

Non, le Rockyrama Challenge n’a pas disparu. Je ne renonce pas à visionner les 101 films proposés par le magazine. Le mois dernier, je me suis penchée toute une semaine sur le Festival de cinéma Lumière. Du coup, j’ai pensé que trop de ciné tuait le ciné. C’est pourquoi mon marathon n’a repris qu’en novembre. Et il y a du Stallone au menu…

 

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85. Les Clowns tueurs venus d’ailleurs (Stephen Chiodo – 1988)

Des clowns extra-terrestres débarquent sur terre dans leur vaisseau chapiteau pour transformer les humains en barba-papas géantes. Autant vous dire qu’après avoir lu le pitch, je me suis littéralement ruée sur mon ordinateur. Il FALLAIT que je vois ça. Verdict ? Et bien, les effets spéciaux sont extrêmement cheaps, le doublage français dégueulasse, l’acting passable et les décors en carton-pâte. Pourtant, j’ai adoré ça et j’ai joui comme une pucelle au premier rang d’un concert de Justin Bieber.

Malgré tous ces défauts, imputables à son petit budget, Les clowns tueurs venus d’ailleurs demeure furieusement distrayant. Et pour cause. Il s’agit d’un délire décomplexé et assumé, dont l’inventivité ferait pâlir d’envie l’équipe entière des scénaristes d’X-files.  Les gags mortels des clowns réservent chacun une part d’inattendu, si bien qu’on a hâte de découvrir comment la prochaine victime sera capturée. On en viendrait presque à oublier la réputation de nanar que traîne le film.

Je pense d’ailleurs que le réalisateur assume pleinement l’aspect nanardesque de son oeuvre. Il a produit une honnête série Z, tout à fait consciente de son manque de budget. Toutefois, les maigres financements ne portent absolument pas atteinte au récit. Celui-ci ne souffre d’aucune longueur et semble parfaitement maîtrisé. Le spectateur aguerri comprendra d’ailleurs qu’il s’agit évidemment d’un hommage bienveillant aux énormités du genre et en aucun cas d’une production bâclée.

 

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84. Apocalypse 2024 (L.Q Jones – 1975)

Après la quatrième guerre mondiale, le jeune Vic évolue seul avec son chien dans un monde post-apocalyptique désolé. Les principales occupations des hommes se résument à chercher de la nourriture et  à violer des femmes pour satisfaire leurs manques. Vic, lui, parvient à parler avec son chien, lequel est capable de détecter les individus femelles grâce à son flair. Après Risky Business, vous pensiez que j’allais m’indigner à propos du viol ? Et bien non, car il est présent ici pour signifier à quel point les hommes ont dû retourner à leurs instincts primaires pour survivre.

Apocalypse 2024 dresse, de plus, un portrait extrêmement pessimiste de l’être humain. On n’y entrevoit ni espoir quant à sa condition, ni même un semblant d’acte de bravoure. Ce film m’a laissée pensive. Et si c’était ça, l’humanité ? Une bande d’animaux incapables de se contrôler. Le chien se révèle d’ailleurs bien plus malin que son maître. De plus, il est le seul à être capable d’un acte d’amour concret. En effet, une fois éloigné de Vic, il se laisse dépérir par crainte de ne pas le voir revenir.

De son côté, l’homme n’est capable que de destruction. Et lorsqu’il entreprend de revenir à la civilisation, il se complaît dans des formes de dictatures utopistes, toutes aussi destructrices. Le héro finit donc par préférer son chien à une pseudo chaleur humaine. Doit-on comprendre que nous pouvons mieux nous fier aux bêtes qu’aux êtres humains ? Là encore, la réponse est en demi-teinte, puisque le personnage du chien demeure lui aussi quelque peu antipathique. Bref, un film à débattre pendant des heures, autour d’une bière.

 

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83. Massacre à la tronçonneuse 2 (Tobe Hooper – 1986)

Lorsque j’ai vu Massacre à la tronçonneuse 2 dans la liste des meilleurs films à voir entre potes, je n’ai pu qu’acquiescer. En effet, je garde un souvenir ému de la fois où je l’ai montré à un ami auquel je tiens beaucoup. Nous avions beaucoup ri et adoré l’idée d’un deuxième volet parodique, à 100 000 lieues du premier épisode. Malheureusement, beaucoup ne sont pas du même avis que nous. Le film a longtemps été détesté pour cette raison, avant d’être récemment reconsidéré.

Massacre à la tronçonneuse 2 témoigne d’un changement d’époque. De l’expérimentation tâtonnante des années 70, on passe au clinquant décomplexé des années 80. Les membres dérangés de la famille cannibale se muent en parodies grossières des silhouettes inquiétantes qu’ils étaient dans le premier volet. Ils n’en restent pas moins monstrueux et répugnants. Et pourtant, sous couvert de comédie trash, le film peut se révéler plus fouillé que son aîné dans la caractérisation des personnages.

Leatherface se dévoile comme un enfant attardé, plus ou moins conscient du mal qu’il opère. Sa famille de psychopathes l’instrumentalise pour servir leur cause. Toutefois, face à leur sauvagerie, les « gentils » de l’histoire ne suscitent pas nécessairement l’empathie. L’héroïne, une journaliste radio, se montre froide et n’est motivée que par la quête du scoop. Son sauveur, quant à lui, est un fou de Dieu, certes courageux, mais dont les actes irréfléchis sont lourds de conséquence. Il paraît aussi barjot que ses assaillants. Amis détracteurs, revisionnez ce film en gardant ces idées à l’esprit. Vous pourrez bien être étonnés.

 

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82. Over the top (Menahem Golan – 1987)

Et voici venir l’ami Stallone, tout de marcel vêtu, dans le rôle d’un camionneur qui essaye de récupérer la garde de son fils, après le décès de sa mère. Pour subvenir aux besoins de son enfant, il concourt à un championnat de bras de fer, dont le premier prix est une rondelette somme d’argent. Over the Top est connu pour être l’un des plus fameux nanars stalloniens. Il en respire tous les cliché, jusqu’à en devenir ridicule. Or, moi, j’aime Sly. Du coup, j’avoue me laisser prendre au jeu.

Le gros défaut d’Over the top réside dans toute la guimauve dégoulinante qu’il nous expose. Tous ces bons sentiments inspirés par ce père qui retrouve son fils après une longue absence sont, de plus, maladroitement désamorcés par des scènes où la virilité de Stallone se voit exacerbée, au point d’en devenir ridicule. Pourtant, le film se révèle loin d’être ennuyeux. Il aurait pu tomber dans de longs dialogues sentimentalistes écrits avec les pieds. Or, si le mélodrame s’invite copieusement à la fête, le réalisateur a au moins évité cet écueil.

Mais alors, pourquoi j’aime Over the Top ? Je ne saurais vous l’expliquer. Mon amour pour Sly doit être aussi aveugle qu’un Gilbert Montagné paré d’un masque de sommeil. J’adore le voir suer, défoncer des portails à coup de camion, faire de la muscu sur un parking… C’est comme ça. Soit dit en passant, les scènes où la télévision interviewe les candidats pendant le tournoi sont magiques. Je ne pense pas que le réalisateur s’en est rendu compte, mais elles sont de parfaites parodies de ce type d’événements.

 

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81. Y’a-t-il un pilote dans l’avion ? (Jim Abrahams, David Zucker et Jerry Zucker – 1980)

 Le film culte du trio ZAZ. Je l’ai déjà vu un nombre incalculable de fois. Puis, je l’ai un peu oublié. Et soudain, il se retrouve dans ma liste et le hasard le voit rediffusé à la télé. Me voilà donc avec ma mère devant Y’a-t-il un pilote dans l’avion ? Très étonnée que ma cinéphile de maman ne se souvienne pas d’avoir déjà visionné ce chef-d’oeuvre, je me suis laissée aller à le redécouvrir en sa compagnie. Comme à chaque fois, j’étais surprise de constater que ce long-métrage n’a pas pris une ride.

Le scénario du film est résumé dans son titre : en vol, un pilote tombe malade et l’on recherche un pilote dans l’avion pour le remplacer. Un concept simple qui permet de laisser place au loufoque sans détour narratif forcé. L’humour absurde fait toujours mouche et se révèle extrêmement riche. Le film compte tellement de gags à la seconde que l’on en découvre de nouveaux à chaque visionnage. Comme pour toute bonne comédie culte qui se respecte, nous avons tous une scène préférée. Moi, c’est le pilote automatique. Il s’agit d’un homme en plastique gonfable qui conduit lui-même l’avion. Cette petite trouvaille me rend systématiquement hilare.

Et quand je dis « culte », ce terme n’est pas à prendre à la légère. Y’a-t-il un pilote dans l’avion ? a influencé les meilleures comédies de ces vingt dernières années. Citons en vrac : La Cité de la peur, Scary Movie et la saga Harold & Kumar. Ces films n’auraient jamais été les mêmes si ce fameux avion avait eu un pilote valide. Je suis d’ailleurs très étonnée qu’il soit si méconnu auprès de ma génération. Une diffusion en prime time de temps en temps lui ferait beaucoup de bien. Beaucoup seraient malheureux de le voir sombrer lentement dans l’oubli.

 

Pour suivre l’avancement du Rockyrama Challenge, rendez-vous sur Pinterest ! 😉
J’indique « VU » derrière les films déjà visionnés.

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