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Culture & lifestyle, Rockyrama Challenge

Rockyrama Challenge #1 : Cinq films badass en bas de classement

Une blogueuse beauté qui parle cinéma ? Ça craint, non ? Surtout lorsqu’elle a fait part de goûts contestables en matière de films Girly. Et bien, justement. Le formidable magazine cinéma Rockyrama se consacre à la culture geek pop-corn, parfois massivement descendue par la critique. Ce postulat m’a donné envie de m’attaquer à leur classement des « 101 films à regarder entre amis un samedi soir » !

 

En jargon journalistique, on désigne Rockyrama comme un « mook », à la fois « magazine » et « book ». Soit un beau magazine, assez fourni, que l’on peut acheter en libraire. Tous les trois mois, Rockyrama s’intéresse à un objet culturel, issu du cinéma et/ou de la télévision. Récemment,  nous avons découvert une analyse approfondie de Twin Peaks et Ghostbusters.

rockyrama video club

Enthousiasmée par ces deux numéros, j’ai voulu m’en offrir un troisième. C’est là que je suis tombée sur ce hors-série Rockyrama vidéo club qui nous propose « 101 films à regarder entre amis un samedi soir ». Naturellement obsessionnelle, je me suis mis en tête de tous les regarder. Je vous dévoile mes premières impressions sur les cinq derniers films du classement.

 

Les dents de la mer deuxième partie

100. Les Dents de la mer – Deuxième partie (Jeannot Szwarc – 1978)

Voyage au bout de l’ennui. J’ai eu beaucoup de mal à boucler ce long-métrage, devant lequel je me suis endormie deux fois. Je sais que le suspens à retardement est un élément clé des films de monstres, mais je dois avouer ne pas y être sensible. Je préfère les slashers aux araignées géantes et autres requins tueurs. Je ne suis d’ailleurs jamais parvenue à tenir éveillée jusqu’à la fin du premier volet des Dents de la mer.

Si le précédent était déjà passablement ennuyeux, il jouissait tout de même de scènes d’attaque spectaculaires. Tandis que dans le deuxième, celles-ci sont bâclées et vite expédiées. La première attaque sérieuse du requin fait irruption au bout de 40 minutes. Puis, on alterne avec des micro-scènes d’action, conjuguées à des longueurs d’une vingtaine de minutes. Et dire que Rockyrama estime que le requin est « surexposé »…

Soit dit en passant, moi, je ne le trouve pas si mal fait ce méchant poisson. À aucun moment, je n’ai songé au fait qu’il puisse s’agir d’un animatronique. Malgré un scénario entendu, au cours duquel on ne s’inquiète pour aucun des personnages, le film s’en sort toutefois avec un final sous tension au charme cheap. Il est d’ailleurs amusant de remarquer un « Oh my god ! » qui n’a pas été doublé dans la VF. Je ne ferais pas pour autant subir ce film à mes potes un samedi soir…

 

ricohet

99. Ricochet (Russel Mulcahy – 1991)

Je résumerais la critique de Rockyrama en ces quelques mots : « Ricochet est un film d’action bien lourd sans aucune subtilité, aucune. » En effet. Les acteurs sont en roue libre totale avec un Denzel Washington qui en fait des caisses dans son rôle de jeune flic prometteur. Il gravira rapidement les échelons de la hiérarchie policière sous le regard d’un des premiers hommes qu’il a arrêté. En prison, ce dernier fomentera sa vengeance en cabotinant comme pas possible, devenant presque ridicule. Et malgré tous ses défauts, ce film est trop cool !

Déjà, il y a Ice-T au générique. Et j’adore Ice-T. J’estime qu’il s’agit de l’un des rappeurs qui se défend le mieux devant une caméra. Dans Ricochet, son personnage de dealer afro-américain est, certes cliché, mais il l’interprète de manière sobre, justement dosée. (Autant qu’on puisse l’être dans ce film.) De plus, les péripéties s’avèrent sensiblement prenantes, malgré une réalisation parfois un peu datée. On observe, par exemple, un zoom progressif sur le regard du méchant. Sub-til. Mais bon, peu importe, on ne s’ennuie pas et c’est tout ce que l’on demande à un film d’action.

Effectivement, Ricochet constitue le divertissement idéal pour une soirée entre potes. Il contient des répliques à hurler de rire, comme celle du méchant lorsque le juge lui demande ce qu’il fera en sortant de prison : « J’irai baiser ta femme. » Classe. Le film nous offre également des scènes grand-guignolesques où Denzel Washington se retrouve tantôt en slip, tantôt à poil. Bref, un must pour les samedi soirs pluvieux.

 

Affiche Vendredi 13 Chapitre 6

98. Vendredi 13 Chapitre 6 – Jason le mort-vivant (Tom Mc Laughlin- 1986)

Quand je vous disais plus haut que j’aimais les slashers, j’amenuisais un peu la chose. Je ne les aime pas, JE LES ADORE. Pour faire simple, un slasher est un film d’horreur où un tueur incroyablement résistant s’attaque à un groupe de personnes dans un endroit isolé. Parmi les plus connus, j’ai vu TOUS les Vendredi 13, TOUS les Freddy Krueger et TOUS les Halloween. Cet hiver, je me suis même fait un marathon Jason (Vendredi 13) et j’ai regardé l’intégralité des douze films de la saga. Noyé dans un marasme de longs-métrages médiocres et décevants, je n’avais pas remarqué ce petit bijou qu’est le Chapitre 6.

Ce film contient des morts incroyables qui ne nécessitent pas d’être appuyées par les étalages de boyaux et de mauvais goût que nous servent les productions horrifiques actuelles. Et malgré l’aspect gore prononcé, Vendredi 13 Chapitre 6 s’avère certainement être le plus drôle de la saga. Parmi les gags les plus hilarants, on peut citer ces deux enfants qui se demandent : « qu’est-ce que tu aurais voulu faire toi, si t’avais pu être grand ? » L’air désabusé de dire : « ce soir, on risque de ne pas faire de vieux os. »

Rockyrama souligne le potentiel mythique qu’atteint le tueur Jason Voorhees dans cet épisode et je rejoins cet avis. Ici, tout sent bon la pop-culture. Le leitmotiv de Jason, ce thème de cordes stridentes qui évoquent aussi bien les coups de couteau que la fuite en avant, Tommy l’éternel opposant, les morceaux rock FM composés spécialement par le roi Alice Cooper et le générique sanglant, parodiant James Bond. Tous ces éléments contribuent à établir une légende populaire. Dommage que la saga se soit par la suite noyée dans le grand n’importe quoi…

 

affiche razorback

97. Razorback (Russel Mulcahy – 1984)

J’étais très enthousiaste à l’idée de voir Razorback puisqu’il s’agit de l’un des premiers films du réalisateur d’Highlander. Quoique vous puissiez en dire, je suis une fan d’Highlander et j’étais curieuse de voir une oeuvre de jeunesse de Russel Mulcahy. On ne peut pas dire que j’ai été déçue du voyage. Certes, comme l’avance Rockyrama, ce long-métrage souffre d’un acting passable et d’une réalisation un peu ringarde. En témoignent les jumps cuts épileptiques, la musique typée eighties et le plan fixe final. Toutefois, Razorback mérite son statut de film culte.

D’une part, il bénéficie d’une très jolie photo. Les tons ocres permettent de rendre le bush australien à la fois poétique et opressant. Et s’il s’agit d’une histoire de monstre un peu éculée (un sanglier géant tue des gens sans laisser de traces), on observe assez peu de scènes d’attaque. De plus, la bébête nous est plutôt suggérée par l’usage de la caméra subjective. On assiste donc moins à un film de monstre qu’à une fable moderno-fantastique faisant écho aux légendes urbaines et à nos actuelles creepy pastas. Les prémisses mythologiques de la saga Highlander, en quelques sortes…

Cependant, Razorback n’est pas un chef-d’oeuvre. Il recèle de nombreuses scènes un peu confuses et, comme le souligne Rockyrama, le final s’avère extrêmement bordélique. Sans compter le duo de méchants le plus débile et le plus irritant de l’histoire du cinéma. On dénombre toutefois plusieurs bonnes idées, comme ces délires hallucinés qui envahissent le héros la nuit dans le bush sauvage. Ces détails un brin barrés font de Razorback un film surprenant, là où l’on attendait une simple chasse au monstre.

 

Shaolin Soccer

96. Shaolin Soccer (Stephen Chow – 2001)

Dans ma quête obsessionnelle, il me fallait absolument voir Shaolin Soccer. Or, suite à un procès contre Dailymotion, le film est quasiment impossible à dénicher sur la toile. J’avais imaginé plutôt l’inverse, étant donné son succès en France et les multiples diffusions télé. Je l’ai donc acheté sur un service de VOD légal. Or, rien à faire, leur p****** de lecteur ne fonctionnait pas. Me voilà donc, debout à pas d’heure un dimanche, pour aller chercher le DVD chez l’ami d’un ami qui habite à une heure de chez moi. Joie.

Ceci dit, ce long-métrage hong-kongais en valait vraiment la peine. Oui, je n’avais jamais vu Shaolin Soccer, honte à moi. J’y étais réfractaire parce que ce film parle d’une équipe de foot composée de maîtres du kung-fu. Et s’il y a bien une chose dans la vie que je n’aime pas, hormis les maths, c’est bien le sport. Pourtant, Shaolin Soccer peut aisément plaire aux adeptes de la pizza à la viande anti-healthy. L’ensemble s’avère tellement surréaliste et décalé que l’on se laisse délicieusement prendre par cette comédie à l’humour décomplexé.

Par certains aspects, Shaolin Soccer m’a fait penser à ces quelques délires absurdes du cinéma français, comme La Cité de la peurLes clés de bagnole ou RRRRRrrrrr! Pourtant, ce film pioche plus volontiers ses références dans la comédie américaine. Le scénario présente une intrigue sportive classique, mais la parodie vient rythmer une histoire qui aurait pu rapidement tourner en rond. Mention spéciale au personnage de la fille acnéique, loin de tout stéréotype !

 

Pour suivre l’avancement du Rockyrama Challenge, rendez-vous sur Pinterest ! 😉
J’indique « VU » derrière les films déjà visionnés.

Les 101 meilleurs films à regarder entre amis un samedi soir (Rockyrama Vidéo Club) – 29,95 euros sur Rockyrama Shop

 

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